à 17 ans,

Je gravais ton prénom sur mes tables de cours. Je mâchais les enveloppes qui m’arrivaient de chez toi. Je tremblais de joie en t’entendant au téléphone, et je pleurais de désespoir de ne pouvoir te voir.

A 17 ans, j’étais ado et amoureuse d’un prince façonné dans mes rêves, mais qui existait de l’autre côté de la Méditerranée… J’écoutais pas en cours, je pensais à toi. J’écoutais pas mes potes, j’étais avec toi. A 17 ans, ça passe encore, j’étais raide dingue de toi, et j’avais des excuses.

A 17 ans, j’écrivais ton prénom dans la neige, sur le sable, sur les bancs, sur les murs du gymnase. Partout où je passais, mon chemin était tracé de petit « H » entouré d’un coeur. A 17 ans, ça passe encore, j’étais amoureuse, j’avais des excuses.

A 17 ans, je gardais tes lettres contre mon coeur, ça donnait une drôle de forme à mon pull, mais je m’en fichais. Je m’endormais en m’imaginant contre ton corps, en respirant ton odeur, en pleurant d’être seule encore pour longtemps. A 17 ans, ça passe encore, j’étais insouciante, j’avais des excuses.

Aujourd’hui, j’ai quelques années en plus, je me sens comme à mes 17 ans. Vouloir graver ton prénom sur la table du salon, l’écrire sur le miroir de la salle de bain avec mon rouge à lèvre, te l’imprimer sur ton corps avec ma bouche. La passion me consume, je ne suis pas encore passée de l’autre côté. Quelles excuses j’ai aujourd’hui? Je suis mariée, maman, et je t’aime comme une adolescente. C’est comme si le monde entier n’existait pas en dehors de toi, je peux passer des heures durant à t’observer, te regarder, t’admirer, quand tu pries, quand tu dors, quand tu joues avec les garçons.

Aide-moi à sortir de cette prison dorée, cette prison qui fait souffrir, cette prison qui me fait mourir. Souvent je te crie : aide-moi à ne plus t’aimer, à ne plus me consumer… Aide-moi à sortir de cette passion qui me tue. Je t’aime trop, j’y arrive pas, je meurs quand t’es pas là. T’es mon amour, t’es mon amant… La passion c’est bien… Mais c’est dur à supporter depuis toutes ces années. Et pourtant, sans tout ça, on en serait où aujourd’hui.

Laisse moi t’aimer, encore quelques années… Hichem…

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7 commentaires

  1. oum abchouch · janvier 3, 2010

    c mimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii c nion nioooooooooooon c trooooooooooooooooooooognon ^^

  2. oum abchouch · janvier 4, 2010

    ps: au fait c’est pas à 17ans mais ààààà 18ans ^^ =d

  3. salwa · janvier 4, 2010

    eh non 😉 J’ai rencontré mon mari quand j’avais 16 ans, et j’en suis devenue follement amoureuse, un tout petit peu après … 😉
    L’année de mes 17 ans était une sacrée année… Je sais ce que je dis, quand même!

  4. oum abchouch · janvier 4, 2010

    mdr ta rien pigé!! m’enfin c’est de ma faute, puisque bidonne était ma blague =/ jté expliqué par mail…la flem de réécrire lol

  5. Wassilou · janvier 16, 2010

    Salamu alaykum oukhti

    on se connait sans se connaitre (comme tu l’as dit dans un autre article)

    On s’est rencontré sur Facebook et ce matin je décide d’aller sur ton blog et je tombe sur ton poème qui m’a bcp touché.

    Qu’Allah te facilite et qu’Il te vienne en aide amine

    je me met a ta place et ça doit être dur a vivre.

    Alors j’ai décidé de t’ecrire bi edhniLlah pour t’encourager et espérer pr toi l’aide d’Allah.

    J’espère q tu ne vas pas mal prendre ce q je v te dire inch’Allah

    ton poème est très beau ms tu ne t’adresse pas au bon interlocuteur. C’est l’aide d’Allah q tu dois demander (et je c q tu le fais ms d fois on se laisse submerger par la passion et il faut combattre ça, c’est ton jihad an-nufs)
    c’est l’aide d’Allah que tu dois demander car ton mari n’a aucun pouvoir sur tes sentiments et ton cœur mais Allah oui
    Allah est as-Samad, celui à qui on doit demander.
    Ne dis ton pas « iyyaka wa iyyaka nasta’in » « c’est Toi que nous adorons, c’est Toi SEUL dont nous implorons Le secours »

    mon but n’est pas de te faire la moral, loin de là, je suis bien mal placé pour le faire
    mon but est que tu réfléchisse autrement que tu ouvres les yeux, et que tu t’en sorte avec l’aide et la permission d’Allah.

    Alors stp ne m’en vx pas je fais ça par amour fi Llah pr toi, et je suis sure q tt ça tu le sais déjà, ms d fois on a besoin de se l’entendre et crois moi on en revient inch’Allah

  6. salwa · janvier 16, 2010

    Salam Alaykoum chère soeur,

    Tu as raison et je ne le doute pas d’une seconde. Seulement, je n’implore pas mon mari, j’écris des mots et des sentiments qui me viennent en écrivant, sans aucune arrière pensées. Penses tu réellement que je souhaite ne plus aimer mon mari? Non, bien sûr que non. Cet amour qui me dévore est peut être dur à vivre pour lui comme pour moi, mais pour rien au monde je ne voudrais vivre avec un homme que je n’aimerai pas…
    Cette fusion est très dur pour nous deux, mais sans ça, je crois que je suis incapable d’aimer.

    Je pense que la passion n’est pas mauvaise quand elle est licite. Je n’adore pas mon mari. J’adore Allah et j’aime mon mari passionnément. Il y a des échelles différentes aux degrés différents en amour. Et je sais les distinguer.

    D’ailleurs je termine bien mon article en disant : « laisse moi t’aimer quelques années. » Je dis tout et son contraire, mais je pense que ce qu’il faut retenir, c’est la phrase finale. C’est juste le brouillon de mon coeur qui écrit.
    Je ne dis pas tout ça pour me justifier.

    Jamais je voudrais que Dieu me retire l’amour que j’ai pour mon mari. Jamais je ne pourrai dire : « mon Dieu aide moi à ne plus l’aimer. » C’est insensé… et j’aurai trop peur d’être exaucer…
    Je préfère m’adresser à mon mari qui n’a pas ce pouvoir. C’est un sentiment qui m’envahit quand l’amour fait trop mal… Mais comme l’amour fait souvent plus de bien que de mal, je veux l’aimer à l’infini…

  7. nadia · mai 24, 2010

    Assalamouralîkoum je voudrai te dire ma soeur que tu a beaucoup de chance d’aimer ton mari comme au premier jour, malheureusement beaucoup de femme sont avec des mari qu’elle n’aiment pas ca c dur a vivre je peux essayer de comprendre quand tu dise que cet amour te fais souffrir mais il mieux de souffrir d’ aimer et que souffrir de ne pas aime.bonne chance ma soeur.

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