Lettre à ma fleur.

Si je veux raconter l’histoire de ta naissance, ma fille, je dois remonter assez loin.
Peut-être au jour où j’ai su que tu t’es installée au creux de moi. Ou peut-être plus loin, encore? A la naissance de ton frère, Elyess, qui est implicitement lié à celle de ton grand frère, Abd Allah ?
Jusqu’où remonter pour raconter ce jour si particulier?
Neuf mois dans l’attente et l’appréhension. Tu as débarqué par surprise, alors qu’on ne s’y attendait pas du tout.
Par ce que nous avions déjà vécu, ton père et moi, il était évident, pour nous, sans même en parler, que tu devais naître à la maison. Je ne me voyais pas imposer mes convictions et mes principes en pleins travail d’accouchement, dans un hôpital. Je ne me voyais te donner la vie en appréhendant qu’un homme puisse rentrer dans la salle d’accouchement. Je ne me voyais pas te pousser vers le monde terrestre, dans un état peu apaisé… Sans parler des gestes, des lumières, du peu de pudeur…
Et toute ma grossesse, j’ai été fixée là-dessus… La peur que mes souhaits ne soient pas respectés « au cas où », je devrais aller en maternité.

Je ne peux pas parler de ta naissance, ma fille, sans parler de quelques personnes qui ont été particulièrement importantes durant cette période. D’abord ton père, bien sûr. Il m’a toujours soutenue dans toutes les décisions que je prenais, même si elles paraissaient aberrantes aux yeux de notre société actuelle. Il n’a jamais émis le moindre doute quant à cette naissance. N’a jamais tenté de me dissuader. A écouté mes peurs, mes craintes. A essuyé mes larmes.
Je remercie tellement Dieu de m’avoir apporté un mari tel que ton père. Je sais bien la chance que j’ai, de l’avoir épousé, et d’être aimée par un homme tel que lui. Il ne cherche qu’une chose pour moi : mon bien-être. Et ne s’y opposera pas.
Il y a aussi Carole. Une femme douce qui a posé ses mains sur mon ventre, alors que tu grandissais au fond de moi. De toute mon expérience des « médecins », je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi doux et prévenant dans ses actes, ses questions, ses conseils. J’ai réellement de l’affection pour elle, qui a suivi ton évolution, mois par mois, sans geste intrusifs, avec douceur.
Et, il y a J.T, toujours présente. Toujours là. D’autant plus que nous nous sommes rapprochées en kilomètre. Elle m’a énormément aidé en fin de grossesse, en mettant les mots qu’il fallait, là où il fallait… C’est un peu ma « conscience » que je ne sais pas écouter toute seule.

Et puis, y a toutes les autres personnes, aussi. Ma mère, ma soeur, aussi, et mes amies.
Il y a H. qui attendait son enfant pendant la même période que moi. On a beaucoup partagé cette période, et j’étais très inquiète pour elle.
Et finalement, ces neufs mois sont passés. Ils sont derrière nous, c’est fini. On a commencé une nouvelle vie.
J’étais centrée sur le jour où j’allais accoucher. Je ne voulais pas l’imaginer, et en même temps, je le fantasmais tout le temps.
J’ai eu du mal à lâcher prise. J’étais centrée sur le fait de te donner la vie dans un milieu intime, c’est tout ce qui m’importait. Et j’avais peur de ne pouvoir le réaliser.

Depuis le début du 9e mois, j’ai eu des contractions qui me donnaient l’espoir que ça serait pour bientôt. Mais je devais patienter. Du coup, je me fermais de plus en plus à l’extérieur. Je ne pouvais plus communiquer de façon précise avec les autres, je sentais une bulle se former autour de moi.
Et je devais absolument pénétrer correctement dans ma bulle, pour commencer à te parler.
Moment magique où tu répondais par des coups de pied. Je te demandais qui tu étais, et je te disais mon impatience à te rencontrer. Je t’expliquais aussi que si j’étais tellement focalisée sur ta naissance, c’était non seulement pour pouvoir préserver ma pudeur, mais aussi pour que tu sois respectée le plus possible. Et que je ne voulais pas qu’on t’embarque après ta sortie pour des soins, des aspirations, des lumières, des bains, des habillages… Je voulais t’accueillir moi-même, et ne plus te lâcher…

Avec Carole, on n’était pas vraiment fixée sur une date « d’accouchement ». Comme je voulais te préserver au maximum, j’avais demandé à faire le moins d’échographie possible. Il n’y en a eu qu’une seule. Au 8e mois de grossesse. Donc, pas de date précise, on t’attendait pour mi-Janvier. Je t’avais imaginé bien avant… Ne jamais rien imaginer. Dieu a déjà écrit les dates.

Un dimanche matin, le 9 Janvier, le soleil brille. Il fait beau, on a pû dormir le matin, et se réveiller sur le coup de 10h. Que c’est agréable. Je préparais le petit-déjeuner, et tes frères me tournaient dans les pattes. Je m’assois une seconde, et là, j’entends un « ploc ». Je suis étonnée, je sens quelque chose de mouillé, mais très peu.
Je vais aux toilettes pour vérifier. Le liquide a une odeur de bébé. J’ai des étoiles pleins les yeux. C’est bien du liquide amniotique. L’odeur, cette odeur de bébé, ton odeur, ma belle. Mais ça ne coule plus. Que se passe t’il? Je me pose mille questions. Est-ce la poche des eaux ou pas?
Je ressens quelques contractions, mais comme j’avais déjà eu des contractions les jours précédents, je ne voulais pas me monter la tête pour rien.
Au bout de 2h, je préfère téléphoner à J.T pour savoir ce qu’elle pensait de ce ploc. Elle m’explique donc que la poche est constituée de plusieurs membranes, et qu’il y en a une qui a dû se casser, tout simplement, laissant échapper un peu de liquide amniotique qui s’était infiltré. Elle me met en garde quand même de ne pas trop miser sur une naissance le jour même. Je sens qu’elle veut à tout prix que je m’enlève tout ça de la tête, et pas que je me focalise sur ces petites contractions de rien du tout, de peur d’être déçue.
Les contractions se font ressentir, sans être plus douloureuses que ça. Jusqu’en soirée, où elles sont beaucoup plus douloureuses, me faisant onduler du bassin, et gémir.
A minuit, n’y tenant plus, je vais me coucher. Les contractions s’espacent et me laissent dormir. Je me réveille, le lundi matin, le moral dans les chaussettes. Je suis toujours aussi ronde, et tu bouges toujours à l’intérieur.
J’ai quelques contractions la journée du lundi, mais tellement espacées…
Carole vient me voir en milieu de journée, et me dit d’accepter les contractions qui viennent, sans calculs, sans penser à la suivante, en pensant juste que cette contraction aide mon corps à se mettre en place pour la naissance.
Je suis un peu plus apaisée après sa venue. Et je suis ses conseils. Je ne calcule rien. Je sens quand même que les contractions sont beaucoup plus douloureuses que celles de la veille. Mais tellement plus espacées! Je pense qu’il y en a même certaines qui sont espacées de plusieurs heures.
Je me couche la soir, avec ton père, on réfléchit à ce qu’il faudra acheter au marché le lendemain. Je ne pense vraiment pas que tu naîtras cette nuit.
J’ai une première contraction très douloureuse, j’ai peur de gêner ton père qui s’endort. A la suivante, plus d’une demi-heure après, je pense, puisque j’ai réussi à m’endormir, je décide de migrer dans le salon. Si je devais gémir toute la nuit, autant que ton père puisse dormir un peu… Je n’arrive pas à dormir. Les contractions sont espacées, mais j’ai perdu le sommeil.
Il est plus de minuit, peut être une heure du matin. Je suis excitée. Mais je n’y crois toujours pas…
J’entends ton frère, Abd Allah qui se réveille, et qui va dans ma chambre, à côté de son père. Je pense à cet instant que tout est prêt dans notre chambre pour la naissance, et ça me fait sourire en pensant à cette « prévoyance ».
Je somnole à moitié. Et une contraction très forte me fait me lever en trombe du canapé, et là, « plouf », à nouveau. ça coule beaucoup plus, mais quand même pas autant que j’imaginais.
J’appelle ton père, doucement, pour ne pas réveiller tes frères. Trop tard, Abd Allah se réveille, veut aller aux toilettes, et ne veut pas réintégrer son lit.
Pourtant, là, je le sais. Tu vas naître. Je ne sais pas dans combien de temps, mais c’est pour bientôt. J’ai besoin d’être dans ma chambre. Je veux qu’Abd Allah entende raison et aille se coucher dans son lit. Son père finit par le convaincre en lui promettant un câlin. Je profite pour dire à mon mari de se reposer avec son fils, que je l’appellerai quand j’aurai besoin de lui, parce que je n’ai aucune idée de combien de temps ça va prendre.
j’ai jeté un coup d’oeil sur l’horloge du salon, vite fait. J’ai vu 2h30. Déjà? Il me semblait qu’il était plus tôt.
Les contractions commencent à se faire ressentir de plus en plus proche. J’ai de plus en plus de mal à rester silencieuse, mais j’étouffe mes plaintes dans mes oreillers. Je suis dans ma chambre, seule.
A terre, il y a des alèses recouvertes par un drap. Dans ma chambre est allumée une toute petite lampe de chevet qui donne une lumière rouge très tamisée. L’ambiance est douce, mais j’ai mal.
Ton père n’arrive pas à dormir, bien sûr. Il revient me voir me demande ce qu’il doit faire. Je ne sais pas, je ne sais rien. Je veux qu’il aille dormir, mais il ne peut pas. Je pense que j’en ai encore pour longtemps au vu des contractions. Je ne veux pas appeler Carole toute suite, je me sens encore bien, et ça va. J’arrive même à sourire entre deux contractions. Je suis euphorique. Mais ça ne dure pas.
Les contractions s’emballent, ne me laissant que très peu de répis. Je ne calcule rien, mais je dirais que j’ai peut être une bonne minute de répis entre chaque contraction. Et là, la peur m’envahit.
Combien de temps je peux tenir avec ces douleurs? J’ai peur… je gémis… Je ne tiens plus debout.
Ton père s’assoit sur le lit, et je suis à genoux par terre, les bras sur le lit, ton père me massant le dos.
La panique m’envahit, j’ai mal aux os du pubis. Je crie à Hichem que je ne sais pas faire, que je n’y arriverai jamais, que je vais me casser en deux, que je vais mourir…
Et je ne peux plus rien dire, ton père m’apaise en me massant et en répétant : « Bismillah », à chaque contraction, et moi, rien d’autre ne sort de ma bouche que : « La Ilaha Illa Llah », j’ai peur de mourir. Je ne me souviens pas avoir ressenti cette peur pour tes frères.
A un moment, je dis à ton père de téléphoner à Carole. Il faut qu’elle soit là, qu’elle fasse quelque chose, même si elle doit m’ouvrir le ventre…
Il l’appelle, et raccroche en me disant qu’elle arrive de suite. Et là, un déclic, je te sens qui arrive aussi.
Je te sens pousser vers l’extérieur, et je le dis à ton père. Je pose ma main pour savoir, et je sens ta tête. J’arrive à sourire à nouveau, et je te dis calmement : « viens mon bébé, viens, viens… » L’euphorie me reprend, la panique aussi. Tu repousses, et je t’aide un peu, et d’un coup, je sens que tu remontes.
Là, je panique. Pourquoi tu remontes? il y a un problème!! Carole, dépêche toi, pourquoi mon bébé remonte? C’est le cordon, à tout le coup! Je le savais, depuis le début de ma grossesse, je le pressentais… J’en étais sûre. Tu repousses, je t’aide, ta tête sort. Hamdoulillah. Je touche ta tête, et je vérifie ton cou. Mon sentiment était juste, tu as le cordon autour du cou. Je le dis à ton père, et malgré que je sais que c’est anodin, j’ai peur. La seule pensée que j’ai sur le coup, c’est : à la prochaine, je pousse tout ce que je peux pour le dégager, même si je suis entièrement déchirée. La vie de mon bébé avant tout. Je n’ai jamais attendue aussi impatiemment que cette dernière contraction.
Je suis accroupie, un bras sur le lit, l’autre près de ta tête. La contraction arrive, et je pousse.
Tu es là, le cordon autour du cou. Je te l’enlève… et tu pleures.
Je rigole, ton père aussi. Je te prends contre moi. Tout est fini. Tu pleures…
Ton père me demande si tu es une fille ou un garçon. Je ne sais pas, tu es contre moi et j’ai peur de t’enlever de moi et que tu aies froid. Je touche pour savoir, mais avec le cordon, j’ai du mal à être sûre.
J’ai l’impression que tu es une fille, mais je ne suis pas sûre.
Je revérifie, et tu me baptises de méconium, mais là, je suis sûre, tu es une petite princesse.
Les fou-rires avec ton père. Tes frères qui dorment. Je me pose dans le lit. Carole arrive, tu es déjà au sein.
Il n’y a pas de lumière plus lumineuses que ma veilleuse rouge. Je n’y crois pas. Tu es là. Ma fille, ma princesse. Au creux de mes bras.
J’ai eu peur, mais c’était magique. Et tu es si paisible.
Ton père a coupé le cordon après que Carole l’a clampé. Ton père a enterré le placenta dans un endroit en pleine nature. Et ma fille, tu es née pendant une période qui nous marque fort. Tu es née alors que le peuple tunisien est descendu dans les rues pour faire leur révolution. C’est marquant.
Ma princesse…


Meryem Najet née le 11.1.11 à 3h10

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37 commentaires

  1. Amélie · janvier 15, 2011

    Salwa…
    Je t’aime ma soeur.
    Comme j’ai rarement aimé quelqu’un.
    Tu es belle, dedans, dehors, sous ton voile, dans ton intimité, dans tes envies, dans tes cris de rage, dans tout.
    Je t’admire…
    Bisous 😉

  2. elnawak · janvier 15, 2011

    Je suis toute boulversé, j’etais completement hors du temps en te lisan…

    Salwa, merci.

    Merci pour ton récit, merci de nous partager tes choix, tes valeures…

    Tu es une personne que j’admire beaucoup, meme si je ne le dis pas et que je ne le montre pas! ^^

    Je t’envoie de gros bisous et je vous souhaite encore à vous 5 tout le bonheur possible!

  3. Ango · janvier 15, 2011

    Ah ma Salwa… Je le savais lol! Je suis heureuse pour vous.
    Et en regardant la télé les derniers jours, je me dis qu’elle est messagère d’une nouvelle ère d’espoir cette enfant. Tout le bonheur possible pour toi et ceux qui comptent à ton coeur.

  4. Ninia33 · janvier 15, 2011

    Superbe récit,j’en suis toute émue…
    Je me suis moi aussi déconnecté de la réalité tellement ton récit m’a touché.
    Je t’admire énormément,dans ta pudeur,ta discrétion et le respect que tu t’apportes à toi et tes enfants.
    Beaucoup de joie à vous 5,longue vie à cette princesse.

  5. Lovely · janvier 15, 2011

    Je suis toute emue de cette naissance magique , heureuse et émue pour toi !
    Et me dis que tu avais raison assisté ou non n’etais pas la veritable question car tout etais deja prévu d’avance !

    Comme ce jour précis , ou comme une messagère elle arrive porteuse d’espoir et ouvrant la voie autant pour un peuple tout entier , que donnant raison a son père 😉

    encore toutes mes félicitations !

  6. Sonia · janvier 15, 2011

    ma chere salwa,

    c’est avec les larmes au yeux que j’ai fini de lire ton recit… Je suis tellement heureuse que tout ce soit bien passé… Tellement heureuse ma soeur, qu’Allah te facilite dans tout et t’accorde que cette fille soit la plus pieuse de toute! Je t’aime fillah trés fort, a trés vite…
    Fais un gros bisou a tes princes et a ta princesse =)

  7. maman-heureuse13 · janvier 15, 2011

    super récit Salwa,wallah j’ai eut les larmes aux yeux en lisant!pleins de bonheur à vous tous:) bisous

  8. Malory · janvier 15, 2011

    C’est des larmes pleins les yeux que je t’écris, c’est tellement magnifique ! Tellement pleins d’émotions ! Roh, c’est tellement beau, j’arrive pas à sortir les mots… Bravo pour ton courage c’est faible, mais c’est les seuls mots qui me viennent ! Ta fleur est simplement magnifique ! Je t’admire beaucoup beaucoup beaucoup !!!!
    Milles bisous !!!! ♥

  9. sofia · janvier 15, 2011

    felicitations pour ta belle petite princesse, merci de nous avoir fait partager ce beau recit, quel courage !! plein de bonheur a toute ta famille dans cette nouvelle vie.
    sofia

  10. Inno · janvier 15, 2011

    Ma Salwa cherie!!

    Que te dire a part que ton recit est super emouvant.Je suis heureuse pour toi car t’as eu l’accouchement de ton reve. Et meme s’il y a eu un instant de paniques, c’est juste parce qu’on ne peut rien prévoir dans la vie.

    Bienvenue a ta belle princesse et plein de bonheur a votre famille.Que Dieu vous benisse

  11. sumirechan · janvier 15, 2011

    Tu as été merveilleuse. Il se dégage une grande impression de calme, bien que tu décrives cette panique face à la douleur des contractions, on ressent malgré tout cette force de la mère qui pour son petit ne PEUT pas céder à la panique et gère.
    Un coup de coeur particulier pour un moment qui m’a fait sourire : quand tu es prête à laisser Carole t’ouvrir le ventre vite fait bien fait hi hi hi ! Pendant mon accouchement j’ai sérieusement pensé à m’ouvrir le ventre moi-même pour que la douleur cesse. Tout le monde croit que je rigole quand je raconte ça, je suis contente de savoir que je ne suis pas la seule dingue à avoir pensé à cette solution radicale !
    Grosse pensée à toi et ta puce sûrement lovée dans tes bras à cette heure. Bise.

  12. nadege · janvier 15, 2011

    Coucou Salwa… je sais que tu aime pas sa, mais je t admire!

    Longues vies heureuse, et en bonne santé a vous 5 ! ❤

  13. Soujoud · janvier 16, 2011

    .. Merci ..

    Félicitations et bienvenue à cette petite fleur !

  14. masofi · janvier 16, 2011

    c’est magnifique…ce récit…..
    félicitations, mabrouk, qu’ALLAH en fasse une pieuse et la joie de votre coeur!
    Ya Rabbi, ça me donne des frissons moi qui me suis décidée à avoir un deuxieme enfant, INCHALA

  15. naturecolo · janvier 16, 2011

    oh salwa, comme c’est beau!
    j’ai des frissons parttout!
    je rêverais de faire aussi bien quand mon tour viendra!
    gros bisous à toute ta famille et à toi, aussi, bien sûr.

  16. Steamboat Willie · janvier 17, 2011

    J’ai presque l’impression que je vais déranger en laissant un commentaire, tellement vous êtes dans votre petite bulle… ^^

    Alors, je passe sur la pointe des pieds… J’embrasse Salwa, dépose une légère caresse sur le front de Meryem et m’en vais comme je suis venue…

  17. Stef · janvier 17, 2011

    C’est magnifique, quelle belle arrivée! Pff, les mots sont faibles pour parler de cette éclosion. Salwa tu as crée un douc jardin d’intimité pour cette naissance. Félicitations.

  18. "Nana" de Meryem Mamande Lucille-Salwa · janvier 19, 2011

    Les mots sont restrictifs pour énoncer ce que tu nous fais partager là, grâce à ce que tu nous offres,MAIS je suis heureuse de me souvenir de l’arrivée de mes princesses à moi dont tu es « l’éclaireuse », « la revendicatrice des droits à vivre comme tu le sens » et de cela je suis fière…et persuadée que ma « petite » princesse Meryem aura de qui tenir….à très vite de vous serrer dans mes bras . Bisous Amour et Tendresses de fin d’hiver toulousain…

  19. Manon · janvier 20, 2011

    Bienvenue à cette petite fleur.. alors que la révolution du jasmin est au plus fort… voilà que tu donnes naissance à cette petite merveille… toi qui clames haut et fort tes opinions et ton désir de vivre libre … belle coincidence ???!!
    Je t’embrasse fort ma belle, ainsi que ta grande et belle famille… profiiiiiiite 🙂 🙂 🙂
    j’espère que tout va bien pour la famille d’hichem …

  20. truiss · janvier 21, 2011

    buuuh j’ai pleuré comme une madeleine bien avant la fin de ton travail!
    Je plussoie le premier commentaire, tu es belle dedans, dehors, partout, et la vie te suis dans tes projets, je suis heureuse pour toi, pour vous, et bienvenue à Meryem Najet… et plein de bisous à toi!

  21. Anais · janvier 21, 2011

    Absolument merveilleux, j en ai les larmes aux yeux ! Félicitation à vous trois et biensûr que du bonheur à toute ta merveilleuse famille !

  22. Farida · janvier 27, 2011

    Salam alaikoum wa rahmatoullah wa barakatouh!

    Je suis tombée par hasard sur ton blog je viens de lire d’une traite la naissance de tes trois magnifique enfants, que Allah Soubhanou wa Ta3ala les protèges ainsi que toi et ton mari.
    t’es trois histoires m’ont beaucoup émue et j’avais l’impression d’être à côté de toi, de sentir tes douleurs, d’entendre tes cris et de ressentir ta honte ( quelle douloureuse expérience!!!)
    Mais tu t’en es sortie Al Hamdoulillah et Incha Allah vous vivrez que du bonheur.

    Tu es une femme Masha Allah que Dieu vous garde et vous protège.

    salam

  23. Roswell · février 3, 2011

    Bonsoir ma chérie, je sais pas par ou commencer, mes battements de coeur étaient tellement rapides que lorsque j’ai eu les photos j’ai tout compris.

    Je t’écris ces mots tt en ayant les larmes aux yeux. félicitation pour cet ange, tbarkallah elle est toute belle, très beau Maryem Najet.
    je suis très heureuse pour cette 3ème experience et ce courage, bravo ma chérie, vraiment je suis heureuse pour vs 4.

  24. Deborette · février 8, 2011

    Oh la la….. j’en ai les larmes aux yeux!
    Bravo !

  25. oksatha · février 9, 2011

    hello salwa
    je suis l’admiratrice secrete de MM ! lol
    je viens aux nouvelles et elles sont tres bonnes apparemment .
    je ne vais rien rajouter de tres original qui n’a pu etre dit , juste que je suis tres heureuse pour toi .
    bienvenue Meryem Najet

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  27. Mahdiya · février 12, 2011

    Salam aleykoum,

    oh que ton récit est beau, que cette naissance est belle macha’Allah.
    Les larmes on coulé en te lisant, je me reconnais dans tes mots. Je suis enceinte de 6 mois et demi, déja je fantasme cet accouchement , comme toi l’envie de pudeur , d’intimité, je ne le conçois qu’ainsi.

    Certaines peur et l’attente en même temps si intense la reconnaissance envers Allah ta3ala.

    Comme toi, mon mari, mon trésor si précieux se cadeau de Rebbi, si attentionné et a l’écoute, il s’appel Hichem, c’est drôle.
    Ya Rebbi permet a toute femme de vivre pleinement et sereinement sa grossesse, d’être préservé lors de son accouchement, que l’enfant et la mère y vivent un moment d’harmonie et de joie amine.

    qu’Allah vous bénisse ma soeur fi Allah

  28. C-Khadija · février 12, 2011

    Al Hamdulillah ! Quel magnifique témoignage… Je suis toute émue. Félicitations et bienvenue à Meryem Najet.
    Qu’Allah protége et guide cette petite et toute ta famille.

  29. salia · mars 6, 2011

    coucou salwa,

    Ton récit m’a donné la chair de poule, trés emouvant, trés beau. Mashallah ta princesse est magnifique, pleins de bonheurs à vous 5

    gros bisous
    salia

  30. oummous · mars 13, 2011

    mash’Allah, très beau témoignage.. qu’Allah bénisse ton enfant et l’elève parmis les pieuses.

  31. laetitia regnier épouse miryam bouchhioua · juin 15, 2012

    selem alakoum oukhty
    on se connais depuis peut et jesuis déja acros à tes blogs
    en lisant le récit de tes deux deniers accouchement j’en ai pleuré telment c’etait beau quel courage tu as ma sh’allah
    qu’allah fasse de tes enfants des etres pieu et qu’ils vous protège (toi et toute ta petite famille)

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  33. Yeude · janvier 11, 2013

    Salaam aleykoum salwa,

    MashAllah, quel récit ! Très jolie naissance !!!

    Juste une question, j’ai eu comme toi la poche des eaux qui s’est fissurée, ta sage-femme ne t’a demandé de te rendre à l’hôpital, car moi on m’a mis une pression folle à cause de cette fissure (alors qu’à part cela tout allait très bien).

    A cause de cela j’ai eu un accouchement très médicalisé avec perfusion d’antibiotiques et surtout un déclenchement par injection d’hormones au bout de 9 heures de travail inefficace (d’ailleurs si je n’avais pas accouché 11 heures plus tard à 20h05, une césarienne était prévue à 23h). Je suis persuadée que si on avait laissé le travail avancer petit à petit, à son rythme, l’accouchement aurait été plus facile (col mal effacé, bébé mal engagé etc.) mais le personnel hospitalier m’a donné 24heures pour qu’elle naisse. On y est arrivé, elle se portait à merveille al hamdoulillah mais j’espère si j’ai la chance de donner la vie à nouveau que cela se fera plus sereinement inshaAllah.

    • Salwa · janvier 11, 2013

      Salam Alaykom 🙂

      En fait, pour mon Jasmin, je n’ai pas eu de fissure.
      Voici ce que m’a expliqué ma sage-femme : ce qu’on appelle la poche des eaux est constituée de plusieurs (deux?) membranes. Parfois, un peu de liquide s’infiltre entre les membranes. Pour la naissance de ma fille, ça a été très net : une première membrane s’est cassée, et du liquide infiltré s’est échappé. L’autre membrane est restée intacte jusqu’à l’accouchement. Entre le déchirement de la première et de la seconde, il s’est déroulé plus de 24h, mais aucun liquide n’est sorti pendant ce temps, ce qui est différent d’une fissure de la poche des eaux.

      Par contre, pour mon aîné, la poche des eaux s’était fissurée au 7e mois de grossesse. Laissant s’échapper du liquide amniotique régulièrement du 7e au 9e mois, sans que cela n’affole personne. En fait, le liquide se renouvelle sans cesse. La fissure n’étant pas trop importante, cela n’a causé aucun soucis.

      En règle générale, de ce que j’ai pû lire autour de moi, et comprendre. Une simple fissure n’est pas grâve. J’ai même lu des récits où le bébé était resté plusieurs jours sans liquide amniotique. Cela dit, ce n’est pas forcément des sources très sûres et certaines. Il y avait peut-être une raison nécessaire à ton déclenchement.
      Bien sûr, ce n’est franchement pas cool de mettre la pression de la césarienne (je l’ai eu aussi…) et c’est difficile de se remettre du stress engendré par les autres, lors d’une naissance.

      Si tu veux des infos plus sûres et des réponses certaines à tes questions, je te conseille de t’inscrire sur la liste de diffusion : http://fr.groups.yahoo.com/group/naitre_chez_soi/

      Il y a sur cette liste des sage-femme très « natures » et informelles qui donnent de vraies infos sur tous ces sujets. Tu pourrais y poser tes questions et revenir sur cet accouchement qui a l’air d’avoir été assez mal digéré, si je ne me trompe dans ce ressenti? (Vu ce que tu en dis sur ton blog, notamment…)

      • yeude · janvier 11, 2013

        Merci pour ta réponse ! En fait, une des membranes était rompue et en plus l’autre était fissurée, je perdais toujours un peu de liquide, là était toute la différence avec ton accouchement pour le Jasmin.

        Ce n’est pas le manque de liquide qui inquiétait le personnel médical mais le risque infectieux, car elle n’était plus protégée des infections.

        En fait, hier j’ai lu le réçit de la naissance de ton ainé (celle de Petit Loulou aussi SouhbhanAllah je n’en revenais pas !) et Dieu merci, celle de Jenna n’a pas été semblable à celle de Grand Loulou même si il y a effectivement une chose qui n’est pas passé : Pour accélérer le travail, on a rompu complétement ma poche des eaux.

        Cela n’a eu pour seul effet que de faire souffrir le martyr pendant 4 heures. 4 longues heures pendant lesquels j’ai perdu la raison, j’avais l’impression d’être devenue une bête. Jusqu’à ce qu’arrive LA péridurale, je sais que tu en as peur mais je peux te dire que je l’ai aimée ma péri !!! J’essaie d’écrire sur ce jour depuis un petit moment, mais je n’arrive pas à trouver les mots justes, je crois que je n’ai jamais mis autant de temps et d’énergie pour écrire quelconque billet, mais je veux que ce soit le plus fidèle possible : Une part de moi est très déçue, d’un autre côté ce n’était pas si horrible non plus…

        • Salwa · janvier 11, 2013

          Pour les risques infectieux… C’est souvent qu’on prône cette « excuse » ou ce « risque » pour déclencher l’accouchement. IL y a un très bon livre, dans lequel la sage-femme qui l’a écrit aborde ce point, sur un chapitre, c’est « Passages de Vies » de Joëlle Terrien. Si ça t’intéresse, je te le conseille. Ne serait-ce que ce chapitre-là, d’ailleurs.
          Effectivement, c’est bien Joëlle Terrien (JT, dans mon récit 😉 ) qui m’a expliqué cette histoire de membrane, et de poche des eaux.
          Souvent, on déconseille aux mamans qui ont la poche des eaux fissurées, voire cassées de prendre un bain… C’est oublier toutes les naissances qui ont lieu dans l’eau 😉

          Je comprends ton ressenti face à ta naissance : te dire que ce n’était pas conforme à ce à quoi tu t’attendais, et d’un autre côté « tout va bien »… C’est difficile de trouver sur quel pied danser… J’ai mis 18 mois à le faire, 18 mois à comprendre que oui, j’ai eu la chance d’avoir eu un accouchement par voie basse, sans instrument, et sans anesthésie ; mais que j’ai quand même le droit d’être en colère de m’être sentie humiliée, rabaissée, violée.
          Oui, tu as le droit d’être déçue de ton accouchement et de la façon dont il s’est déroulé, même si d’autres naissances ont été pire. Là, ce qui compte, égoïstement, ce n’est pas les autres, c’est toi et ton ressenti face à tes attentes 😉

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