« Il y a plus important que la bouffe dans la vie »

Il paraît… « La bouffe », oui, y a plus important… La nourriture, par contre, importe beaucoup.
Je vous invite à relire le laïus de Mahdiya, dans les commentaires sur l’article que j’avais écrit à propos de l’allaitement : ICI, et également, à lire l’article très intéressant de maman : LA.
Tout cela rejoint un article que j’ai lu, du Docteur Carlos Gonzalès au sujet de la diversification.

Et je me suis rappelée une discussion sur un forum au sujet de la « diversification » de Meryem (et d’Elyess également). Comme tout rentre dans des cases actuellement, les « maternantes » ont appelé cette méthode « la diversification dirigée par l’enfant » ou « baby led-weaning : BLW ».

Une copinaute ado, s’était étonnée que ma fille de 6/7 mois, diversifiée, puisque ne buvant plus exclusivement mon lait, ne mangeait qu’à côté, quelques petits morceaux de prunes ou de pastèque (c’était en plein été, saison idéale pour découvrir les bons fruits bien juteux!)
Cette copinaute s’était exclamée : « MAIS CE N’EST PAS NOURRISSANT!! »

Quel est le but de la diversification? De nourrir vraiment?? Ou de faire découvrir de nouvelle texture? Un bébé allaité, garde sa principale source de nourriture en étant au sein. Le lait maternel reste sa base de l’alimentation. Qu’il soit diversifié comme l’a été mon grand (petite purée maison, tant de gramme de viande, de machin de bidule de truc, à heure fixe), ou comme Elyess et Meryem, ça a été de les initier au goût de la vie… Pas de les nourrir. Non. Ils se nourrissaient au sein, et c’est ce qui est formidable avec l’allaitement, c’est qu’on ne remplace pas une tétée, par un repas, c’est qu’on ne calcule pas combien ils prennent au sein, et combien ils prennent à table, c’est que s’il « saute » un repas, ils auront toujours le sein, en cas de grosse faim…

Comme le relève le Dr Gonzalès, très peu d’adulte vont voir un nutritionniste pour caler leur alimentation, sur combien de grammes de pain, de viande ou de féculent ils doivent manger. Par contre, ils suivent à la lettre ce qu’on leur dit pour leur enfant. Sans tenir compte que chaque individu est différent, et que s’il apprend à s’écouter, et à écouter sa faim, il sait combien il doit manger, et vers quoi se diriger.

Je viens d’en faire l’expérience avec ma fille, qui picore des fruits et dans mon assiette, choisit exclusivement la viande. Alors qu’il y a trois semaines, elle raffolait de pâtes.
Elyess peut manger 5 bananes dans la journée et quelques noix. Il s’en tiendra à ça, sans se plaindre de la faim.
Pour Abd Allah, c’est un peu plus difficile à gérer. Est-ce parce que je calais son rythme avec horloge et pesée des aliments?
Il a toujours peur de ne pas avoir assez, redemande plus à table, et ne finit jamais sa deuxième assiette… Mais cette peur qu’il n’y en ait plus pour lui, dans la casserole… Alors, qu’il n’a pas si faim.

Je me questionne.

Je reste profondément convaincue que de s’écouter reste l’essentiel de la vie… Sans horloge, sans protocole.
Mangeons sainement, à notre faim. Peu importe qu’il soit 10h ou 15h… C’est notre corps qui réclame notre carburant… Apprenons nos enfants à faire confiance à leur satiété.
C’est la base de l’allaitement à la demande… Alors pourquoi, à partir de 6 mois devoir leur imposer un rythme qui ne leur conviendrait pas???

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6 commentaires

  1. cleanettte · février 13, 2012

    Je confirme:
    s’écouter, sentir sa faim, ça me semble vraiment à moi aussi très important et très personnel. Et c’est un apprentissage qui dure longtemps. Fiston a encore du mal à trouver son équilibre, il a tendance à manger un peu trop mais maintenant il sent quand il est ballonné mais il n’arrive encore pas à vraiment sentir le sentiment de satiété avant qu’il ne soit trop tard, il doit faire appel à sa raison pour savoir les qtés qui lui conviendront. Je n’ai pourtant aucun souvenir de l’avoir forcé à finir une assiette ou manger d’avantage. Par contre il n’est pas particulièrement gourmande.
    Sa soeur est bien plus gourmande et a du mal à se restreindre sur le sucrée mais à table elle picore, et fini rarement ses assiettes alors que je ne rempli jamais beaucoup selon moi.
    Pour les horaires, j’aime le week-end ou ils peuvent d’avantage s’écouter, choisir ce qu’ils vont manger.

  2. cleanettte · février 13, 2012

    P.S.: je n’oublie pas ton tag je compte bien y répondre.

  3. naturecolo · février 15, 2012

    coco aurait tendance à manger 7-8 petits repas par jour plutôt que 3-4 repas moyens…
    pour moi si ses « grignotages » concernent des fruits ou des laitages c’est ok mais pour le reste.
    ce qui m’embête c’est qu’il va à l’école, donc il doit avoir un rythme quand il est là bas.
    c’est pas drôle mais c’est comme ça…
    et ps: moi non plus je n’oublie pas ton tag

  4. Malory · février 15, 2012

    Bon article ! Qui donne à réfléchir 😉

  5. Catherine · février 19, 2012

    Pour le grand, la puéricultrice préconisait puré à trois mois, une compote en dessert, un bib le matin, un au coucher, des yaourts au gouter avec une compote….. je lui donnait le bib et il était dans la chaise haute pendant nos repas, il a voulou gouter à tout, mais ça ne lui faisait jamais un gros repas, juste des bouchées et le bib faisait le reste
    Pour la seconde, je faisait des compotes et des purées maison, elle avait son bib, et grignotait dans nos assiettes, …. quand la puéricultrice voulait savoir ce que la petite mangeait, je lui récitait ses propres recommangations, elle croyait que je faisait « bien » et me foutait la paix
    La troisième syphonait deux bib de 180 ml de lait par jour, du lendemain de mon acouchement jusqu’à 18 mois, dormait huit heures par jours, faisait ses nuits départ maternité….. je notait consciencieusement « bu 20 g toutes les deux heures » sur sa fiche de suivit à l’hosto ….. j’en ai parlé au pédiatre : réponse « laisse la faire, elle sait mieu que toi quand elle a faim et quand plus »
    les deux suivant, même topo : bib à volonté quand ils en avaient envie, découverte de la diversification par le grignotage dans nos assiettes, des gamins qui apprécient maintenant les légumes, les viandes, les desserts, mais surtout des gamins qui gèrent leur faim, quitte à grignoter un fruit et un grand verre de lait si le repas est encore loin et qui mangeront un peu moins à table
    il y a les jours où ils adorent la viande et d’autres où ils se gaveront de salade…. mais sur une semaine ça s’équilibre
    Le tout est passé sans forcing, en douce, partant du principe « goute d’abord, tu jugeras après si tu aime ou pas »

  6. flae · février 23, 2012

    C’est intéressant ce que tu dis.
    Même pour les adultes, on oublie parfois de s’écouter. Moi on m’a appris à écouter ma faim quand j’étais enfant (j’imagine quand j’étais bébé aussi, mais faudrait que je demande^^).
    C’est à dire que c’est pas forcément indispensable de faire trois grand repas à 8h, 12h et 20h, sans aucun grignotage (ô horreur) entre, mais que si on a faim à un autre moment parce qu’on s’est plus dépensé, ou pour une raison quelconque, ben on a le droit de manger quelque chose à ce moment là, quitte à manger moins au repas suivant…
    C’est idiot de ne pas écouter sa faim, et de rester à avoir faim entre 18h et 20h pour attendre l’Heure du Repas.

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