Maternage en cage

Cet idée d’article, je la dois à la discussion fort intéressante que j’ai eu avec mon amie AMélie…

J’ai titré mon blog « Le Blog d’une Maman Musulmane Maternante ».

Dans l’article précédent, une commentatrice me disait que j’employais le « nous », en parlant de « mes » soeurs en Dieu. J’ai répondu que j’étais musulmane, et de ce fait je faisais partie de la communauté musulmane. Point.

De par mes pratiques, je fais également partie de la « communauté maternage ». C’est pour ça que je me nomme « maman musulmane maternante ».

Mais à la réflexion, si je devais refaire ce blog, j’y changerais peut-être le titre. Parce que je ne suis « maternante », que parce qu’on a décidé que les mamans qui allaitaient longtemps, dormaient avec leur gamin, étaient (ou tentaient , d’être) à l’écoute de leur gamin, prônaient un respect de l’environnement, etc… c’était des nanas à catégoriser, fallait leur trouver un nom, un code, un moyen de se retrouver, on les a appelé comme ça.

Et c’est vrai que c’est pratique. Parce que si t’as envie de discuter avec des mamans qui portent en écharpe, ou qui utilisent des couches lavables, tu tapes sur google « forum maternage », et puis c’est bon, tu trouves tout…

Sauf que moi, j’aime pas trop les cases. Je suis maman humaine.

Je n’ai pas découvert le maternage par le biais de lecture sur le sujet. Je ne connaissais même pas la définition de ce mot. Je conçois tout à fait que ce mode de vie peut-être appliqué après l’avoir sciemment choisi, étudié, réfléchi, comparé… Mais pour moi, ça ne s’est pas passé comme ça.

Pour moi, c’est la fameuse phrase « avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants », je ne connaissais rien de rien, enceinte de mon aîné, et j’ai été submergé par mon instinct dès qu’il est sorti de mon ventre…

Je ne connaissais que les codes culturels qui m’ont été donné dans mon enfance, qui s’opposaient aux codes culturels donnés à mon mari, ça a fait un feu d’artifice… et on n’a pas tranché pour savoir lequel de nous deux remporterait… on a agi en laissant tout de côté.

Je ne suis pas restée alitée 40 jours après la naissance de mon fils, mais il n’a jamais dormi dans la chambre que je lui avais amoureusement préparé. C’était plus fort que moi, quelque chose à l’intérieur me pressait en me disant : « garde-le près de toi, garde-le. »

A cette époque, je ne pouvais pas savoir ce qui se passait, et je ne savais même pas que l’instinct maternel pouvait exister. A vrai dire, je m’en fichais pas mal. Je mettais mon fils au sein quand il pleurait, je dormais avec lui, je l’admirais pendant des heures dans son sommeil, et en journée, il était tout le temps dans mes bras. Amour inconditionnel…

Puis j’ai eu une connexion internet. Puis j’ai eu honte de mon attitude avec mon fils, face aux copines virtuelles que je rencontrais. Puis j’ai rencontré AMélie. Qui m’a dit en souriant que les mammifères dormaient avec leurs bébés, et que de toutes manières c’était plus facile pour allaiter, et qu’en plus de tout ça, c’est un truc hyper personnel de raconter avec qui on dort.

Vous connaissez les révélateurs, vous? Les paroles ou les personnes qui disent un truc tellement, mais tellement évident… ce que vous aviez au fond de vous mais qui ne voulait pas sortir… Oé, ça a été mon révélateur.

Puis, un jour, sans trop savoir pourquoi, je clique sur un lien « forum maternage ». Dans ma tête le mot « maternage » vient de « materner » qui signifie pour moi, « s’occuper d’un nouveau-né ». Comme mon fils était encore tout petit, je me suis dit : « allons voir de quoi ça parle… » et là, je suis tombée des nues. J’ai découvert que d’autres mamans, aux mêmes pratiques que les miennes parlaient librement du fait qu’elles dormaient avec leurs bébés. D’autres mamans qui allaitaient des bambins de plus de deux ans. Des femmes qui racontaient la torture de laisser pleurer un bébé seul… J’étais soulagée, heureuse, envie de crier de joie : je ne suis pas la seule!!!!! Et je me suis dit que ce que je faisais, avait un nom « maternage », alors, soit je suis « maternante ».

Au début, t’as envie de faire tout, tout, tout… Alors tu veux te jeter à corps perdu pour être une « bonne maternante », et avoir le pack complet absolument… Au cas où tu serais radiée de la « communauté maternage » : écharpe de marque, peau de mouton, chausson en cuir, cododo, accouchement à la maison (ou en tout cas sans péri), allaitement long, diversification bio, couches lavables (voire même HNI), collier d’ambre, bouquins de tous les auteurs « communication non-violente », serment de foi à Montessori, etc, etc, etc…

Maternage en cage.

Au début, tu veux tout faire bien, ou presque tout, et t’as l’impression que si y a un truc qui va de travers, tu manques à tes « devoirs » de maternante. C’te bonne blague.

Depuis quelques temps, j’ai appris à relativiser. Pour moi, le maternage c’est avant tout une histoire d’instinct. Avant d’écouter qui que ce soit, je m’écoute moi. Mes capacités. Face à mes enfants, face à ma vie. Est-ce que ça me convient ou non. Je ne fais plus les choses parce qu’il FAUT les faire pour rentrer dans ce moule-là. J’agis parce que mon coeur de maman est à l’aise avec cette façon de faire. Et je balance tout le reste. Et je me sens si bien comme ça.

J’ai un idéal, comme chacune d’entre nous. Et je suis loin d’être mon idéal, bien sûr. Dans l’idéal, j’aurai lu tous les bouquins sur le sujet de la communication parents/enfants, et j’appliquerai les conseils donnés. Dans l’idéal, mes enfants n’auraient jamais eu de couches, ou alors, des lavables, peut-être. Dans l’idéal, je ne mangerai jamais de cochonneries, que du bio certifié, jamais des trucs tout-prêts. Dans l’idéal, je n’engraisserai pas les gros producteurs de masse qui nous piétinent, mais seulement les petits artisans qui survivent. Dans l’idéal tout serait Montessori chez moi… etc…

Mais il y a un fossé énorme entre mes idéaux, et ce que je suis capable de faire. Il y a un fossé que je peux boucher peu à peu, mais jamais entièrement, car je trouverai toujours mieux ailleurs, bien sûr.

Mais quand on lit sur internet,  les sites qui présentent le maternage (et même mon blog, j’en suis consciente!), on se fait vite une fausse idée sur la maman qui se cache derrière son écran… On oublie qu’on a toutes un fossé plus ou moins grand, entre nos idéaux et notre réalité… La perfection n’existe pas. Ni dans le maternage, ni ailleurs. On tend toutes à donner le meilleur pour nos bébés, et c’est ça qui fait de nous des mamans maternantes…

Je suis loin d’être celle que vous vous imaginez que je suis…

Doux rêves!

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6 commentaires

  1. naturecolo · mars 14, 2012

    non non non, je suis sûre que tu es exactement comme je t’imagines: une maman, une vraie, avec ses doutes, ses peurs et ses faiblesses.
    tu es maternante à ta façon tout comme je le suis encore avec mon grand bb de 4 ans.
    je pense comme toi: le maternage ce n’est pas avoir tout le pack (vu que je n’ai pas allaité coco), plutôt une façon de penser.

  2. Sarah · mars 14, 2012

    Ce que tu dis à propos du « pack » me parle beaucoup. Je suis maman d’un seul enfant, et s’il y avait des choses « évidentes » pour moi (allaiter, répondre aux pleurs), j’en ai appris d’autres par mes lectures (ENV, portage en écharpe, HNI, …). Des choses qui m’ont correspondu, mais aussi qui m’ont mis la barre très haut.

    Mon TitLoup était RGO et j’étais à l’agonie quand j’osais penser « comme j’aimerais qu’il dorme… Faites le taire, pitié… ». Vers 4 mois, il a catégoriquement refusé toute forme de portage autre que mes bras. Et moi, épuisée, je ne pouvais pas le porter assez longtemps. Et j’ai pleuré chaque fois que j’ai du sortir la poussette. J’ai abandonné l’HNI vers ses 3 mois, épuisée là aussi et je me suis sentie la plus nulle de toute, d’autant plus qu’il était en jetables la nuit. Chaque fois que la pression montait, que je craquais, je me sentais la pire des mères.
    A ce moment là, je pensais que toute entorse au « pack » maternage était une violence atroce faite à mon fils. Que ce « pack » était le meilleur à lui donner et que si je ne donnais pas tout bien comme il faut, j’étais une mauvaise mère. Je vis d’ailleurs entourée de personnes qui me regardent scandalisées quand je dis que je ne serai surement pas capable d’en faire autant pour un second, parce que pour le premier j’ai explosé mes limites, et que je ne recommencerai pas. On n’était pas loin du discours ambiant à base de « si tu n’achètes pas ça, ça et ça, et si tu ne suis pas à la lettre les recommandations de Saints Rufo, Badinter et Pernoud, point de salut ».

    Aujourd’hui, avec plus de recul, je sais que j’étais une jeune mère influençable, comme beaucoup de jeunes mère. Que pour moi, faire le meilleur pour mon fils est une utopie. Je ne suis pas devin. Je ne peux pas savoir à l’avance ce qui va correspondre à ce qu’il est. Je peux faire de mon mieux, après réflexion, et en mon âme et conscience. Que je suis une humaine, avec ses besoins propres et ses limites, et que je DOIS prendre en compte ces limites dans la définition que je veux donner au mot « maternage » pour moi.

    Être maternante pour moi, ce n’est pas coller coûte que coûte à un idéal (décidé par qui d’ailleurs…). C’est être capable d’entendre qu’il y a d’autres façons de faire, être capable de voir et de comprendre ces pratiques différentes. De le digérer et d’intégrer ce qu’on a appris à ce que notre instinct nous dicte. Et de rejeter sans culpabilité ce qui, après mure réflexion, ne nous correspond pas. Sinon, ça revient, comme tu le dis, à tenter désespérément de rentrer dans une de ces petites cases et je ne veux pas.

    Je suis une maman humaine, et aujourd’hui, enfin, je suis fière de l’être.

  3. Marion · mars 14, 2012

    Chère Salwa,

    J’apprends tout juste l’existence de la NHI, donc merci pour ma culture gé 😉

    Moi non plus (avant de tomber sur ton blog pour être honnête) je ne connaissais pas le terme de « maternage » (que je trouve laid par ailleurs, on ne devrait pas avoir à INVENTER un terme pour exprimer des pulsions naturelles par rapport aux enfants). Je voulais accoucher à la maison parce que je ne voulais pas avoir des tuyaux de partout, je ne voulais pas vivre ça avec des étrangers… je n’ai pas trouvé de SF mais j’ai en fait en sorte que mon passage à la maternité soit le plus « naturel » possible et j’en garde un souvenir merveilleux.

    Je savais que je voulais allaiter, j’ai failli mourir de chagrin quand les débuts étaient difficiles. On me disait « c’est pas grave si tu n’y arrives pas, tu passeras au lait en poudre », pour moi c’était une catastrophe, on ne me laissait aucune chance. Une maman allaite son enfant parce que le corps après l’accouchement continue à protéger le petit, lui donner une nourriture de synthèse était juste INCONCEVABLE. Je suis plus devenue maman à travers cette épreuve et tout ce qui en a suivi que pendant ma grossesse. J’ai laissé tomber les positions à la con qu’on me recommandait, j’ai tenu mon fils à la wanagaine au début, il a trouvé sa place dans mes bras, et il a tété. « Combien de temps » me demande-t-on. Je n’en sais rien. Jusqu’à ce qu’il ne veuille plus, parce que c’est lui qui décide, c’est sa nourriture. Maternage ou pas, je suis mon instinct. J’écoute ce que la nature m’a confié : des pulsions, une connaissance innée qui se réveille peu à peu. C’est difficile d’en parler aux autres mamans qui disent que je « leur donne des leçons de morale ». Vu comme je prends des pincettes, je sais que c’est faux : elles n’aiment pas voir qu’il est possible (avec beaucoup de travail et d’organisation) de sortir du moule dans lequel on a voulu les enfermer. Leurs grossesses, leurs accouchements et leurs éducations sont celles qu’on a programmées pour elles : hôpital ou clinique pour que l’enfant appartienne à l’Etat dès ses premières secondes, nourriture de synthèse pour couper le lien naturel entre la mère et l’enfant, bouffe déjà préparée qu’on ne trouve que dans des hangars aménagés en temples de la surconsommation. « Manger bio c’est plus cher » : NON. « Le biberon c’est plus pratique » : NON. « Tu peux te le permettre parce que tu ne bosses pas » : NON, j’ai démissionné d’un CDI pour créer une auto-entreprise en pleine grossesse, j’ai démarché des clients enceinte jusqu’aux yeux et maintenant je bosse à la maison parce que j’ai réussi à me « prendre la tête » à réfléchir à une meilleure vie pour pouvoir avoir la maternité que je désirais. Rien n’a été acquis mais j’ai voulu quitter un circuit qui me menait à l’abattoir. Je ne suis pas une privilégiée.

    J’aime manger bio et local, je vis dans une ville à quelques kilomètres des champs (Chartres) dans laquelle j’ai emménagé pendant ma grossesse, ça simplifie beaucoup pour aller à la ferme mais parfois je vais à Carrefour. Je n’ai qu’à y aller pour savoir que quiconque de vraiment vivant se sent vite mal à l’aise face à tout ce « choix », cette oppression de rayons hauts comme deux hommes, ces télévisions aux images agressantes… Il faut déjà être un peu aliéné pour y aller sans avoir envie de faire ses courses le plus vite possible, sans avoir envie de faire demi-tour dans la gueule du monstre et de s’enfuir. Cette oppression est naturelle, on ne ressent pas ça dans un environnement normal. Les codes-barres, les cartes bleues, ces files d’attente aux caisses, toutes ces informations qu’on peut récolter sur soi aussi facilement, ce fichage permanent, ce n’est pas la vie. Oui, il faut tout faire pour y échapper même si nous ne sommes pas prêtes pour l’autonomie complète pour l’instant. Le « maternage » c’est déjà un bon début mais ça ne doit pas être une fin. Le but ultime c’est de vivre comme nous l’avons choisi pas d’obéir à des bouquins de psy. (qui personnellement me tombent des mains 😉 )

  4. Mahdiya · mars 14, 2012

    salam aleykoum wa rahmatulah.

    Mais c’est aussi ce qui fait qu’on est vrai avant d’être ses être virtuel a 1 visage lisse, derrière cet écran qui lisse les traits, nous sommes des êtres aux visages asymétriques, avec nos contradiction, mais c’est ça qui est beau aussi non ?

    Avec plein de tendresse ma soeur fillah !

  5. Sonia · mars 14, 2012

    salam alaykoum,

    je rejoins tous ce qui s’est dit (autant l’article que les commentaires!)
    Marion m’a fait rire avec sa phrase : “l faut déjà être un peu aliéné pour y aller sans avoir envie de faire ses courses le plus vite possible, sans avoir envie de faire demi-tour dans la gueule du monstre et de s’enfuir.” Je m’y retrouve totalement!!
    Je deteste aller à carrefour, l’autre fois nous voulions juste acheter des oeufs et il y avait plus de 15 marques differentes d’oeufs! On s’est regardé avec mon mari, on a rigolé! On est rentré chez nous avec un gros mal de crane…
    Vraiment, dans quelle société on vit…

    Pour ma part, niveau maternage, en tant que jeune maman, je commence à me faire un petit chemin…
    Deja l’allaitement au sein, ça venait du plus profond de mes entrailles… Je me souviens avoir bataillé a la maternité (passé 1 journée à pleurer pour qu’on cesse les compléments à mon fils “legerement” prema…) pour tenir un allaitement exclusif. Donné le bib était pour moi un echec. J’avais peur qu’il s’habitue au bib et ne veuille plus du sein. Je me souviens que la conseillere en lactation m’a dit qu’elle n’avait jamais vu une femme aussi motivé pour allaiter son enfant…
    Donc ca deja, c’était voulue depuis lontemps, et aujourd’hui j’ai relancé ma lactation (aprés un periple familiale…).

    Le portage est venu juste aprés… Un besoin de le porter contre moi. Je regrette de pas l’avoir fait plus souvent.

    Le cododo, ce n’est pas pour moi.
    Bien que je trouve l’idée super, je n’arrive pas a dormir si bébé est à coté de moi… J’ai essayé mais ca me conviens pas.
    Je prefere me lever la nuit quitte a ce que bébé soit juste à coté de moi mais il faut qu’il soit dans son lit. Je ne me sens pas mauvaise mère pour le coup =) Idem pour les couche lavable… J’y arrive pas! lol En vous lisant je viens de decouvrir la HNI! Encore un sujet a creuser!

    Le reste, je le decouvre même si au fond de moi c’est là.
    Notamment l’ENV ou les principes des parents conscients, je savais pas par ou commencé pour mettre un ordre dans mes idées, mais on cherchant, en lisant, je commence a m’y retrouver.

    Jeune maman est un combat de tout les jours, face a soit même en premier et face aux autres qui nous donnent des conseils sans même qu’on leur demande.

    Alala!
    Qu’Allah nous facilite…

    Bisou a vous

  6. Amélie · mars 18, 2012

    Le révélateur, on l’a toutes en nous. Parfois, quelqu’un te montre un chemin, et il te correspond, c’est trop cool! Je n’ai fait que montrer un chemin qui te parlait 😉

    J’ai revu et corrigé moi aussi ma copie concernant le maternage, et le fait que parfois, de façon consciente ou non, je me dise ‘mais… être maternante et anti cododo, ça va ensemble??’ Et bien oui. Enfin, en tous les cas, quand tu mets pas de bords à la ‘case’ maternage. Le maternage, cette espèce de secte pour ceux qui ne connaissent pas, au final ^^

    Quand je connaissais pas le mot ‘maternage’, je me disais maman instinctive. ça sonne mieux pour moi je trouve. J’ai un instinct qui est très présent, dans la maternité notamment, et ça a beaucoup choqué mon entourage. Pour leur expliquer ce que je vivais, je devais faire entrer en jeu ce compagnon caché qu’était l’instinct, qui m’a fait faire tellement différemment de tout ce que j’avais vu avant, dans mon enfance, à la télé, chez les autres… J’ai eu la chance d’avoir un mec qui vivait tout ça très bien, puisqu’il fonctionne beaucoup à l’impulsion instinctive ^^ On est un peu sauvage, on laisse beaucoup parler l’inné pour qu’il fasse faire les meilleures choses à l’acquis 🙂

    Alors, oui, j’ai allaité 51 mois. J’ai porté en écharpe. Je suis dans l’échange avec mes enfants. Je les écoute, les valorise, les surkiffe, leur apprend la vie d’une façon simple et accessible, qui fait d’eux des gamins avec un esprit critique aiguisé. J’en suis contente, et eux mêmes ont des façons de faire instinctives qui me permettent de me dire que je vais pas dans le mauvais sens, et ça me rassure!
    Quand j’ai commencé à me dire que ‘mince, si je fais pas ci ou ça, je suis pas maternante…’ je me sentais presque orpheline! Comme ci je perdais un bout de moi! De perdre mon essence…

    Mais en y réfléchissant, j’étais en train tout simplement de mêler l’acquis, de me laisser guider non pas par mon instinct, mais par ce que la case ‘maternante’ disait… En gros, je mettais mon instinct de côté.
    Aujourd’hui, j’assume. J’ai eu une poussette 3 roues du feu de Zeus, avec des amortisseurs, et je l’ai kiffée. Je vis dans un univers de consommation. Je suis une folle furieuse de CD, Livres, objets multimédia, télécommandes, tassimo, et plein d’autres trucs qui collent pas avec l’image ‘bobo’ du maternage.
    Eh ben j’assume. Je ne suis pas une maternante en fait. Je suis une instinctive… Et je crois que ça, je pourrais le revendiquer toute ma vie 😉

    MAternante, c’est l’étiquette, quand tu dis ça, les gens te mette dans la case ‘bio ecolo portage allaitement laxiste’ parce qu’il faut pas se leurrer, ce que je ne voulais pas avoir, au final, je l’ai… Une jolie étiquette ^^ Mais nan, j’aime pas les étiquettes. On peut être maternante et ne pas aimer le cosleeping. On peut être qui on veut sans se faire dicter quoique ce soit par je ne sais quel concept.
    J’ai pas choisi sciemment tout ça, ça s’est imposé à moi. Du coup, j’ai du mal à comprendre certains comportements parfois, mais j’apprends à pas tout rejeter… Et ouai, je grandis, comme tout le monde, avec les années ^^

    La réflexion qu’on a eue, elle a été bénéfique: mettre des mots sur ce qu’on ressentait toutes les deux, différemment évidemment 😉
    Moi j’aime bien les échanges qu’on a, à nous deux, on fait avancer notre débat, c’est trop chouette 😉

    Des bisous du nord 😉

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