Sans elles

Fichier:Sadia.jpgHier, c’était la rentrée. Les petits grands se sont préparés, ont mis leurs jolis sacs d’écolier, et excités ont pris le chemin de l’école.

Papa était là, la joie 🙂

Le brouillard aussi, « un vieux temps de rentrée » comme a dit le fils d’une amie. Et moi, je me suis prise à penser à l’année dernière. A Nantes, où le brouillard était là le matin. Aux bruits dans les escaliers. Aux embrassades avec elles, nos voisines d’en-dessous.

Quelques minutes auparavant, je scrutais le moindre de leur bruit, pour savoir si elles n’étaient pas encore parties. Depuis notre salle-de-bain, on entendait bien ce qui se passer dans leur salle-de-bain. J’avais entendu sa mère appeler sa fille, ouf, nous étions à l’heure. Ou pas. Mais en tout cas, nous ferions le chemin ensemble.

On se croise dans les escaliers, la tête pressée, toujours le même mot, après notre « salam » quotidien « on est à la bourre ». Les gamins qui descendent en courant les escaliers. Elle qui installe sa petite dans la poussette, moi tenant la porte d’entrée. Et toujours le même chemin, celui qui coupe par le parc, pour aller à l’école. « Allez, on se dépêche, on est en retard, les enfants. » Nos deux plus grands qui courent partout, en pleine forme. Quelques petites taquineries entre eux, pour la forme, histoire de… Et nos discussions, nos nouvelles de la soirée, nos rêves de la nuit, nos indignations sur l’actualité.

Y avait un truc particulier, quoi. Elle était juste là. Elle et ses filles. Et cette routine me rassurait. Parfois, elle me dépannait, emmenant mes enfants le matin. D’autres fois, je ramenais sa fille.

Cette année, elle n’est plus là. Non, c’est moi qui ne suis plus là.

On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. On ne peut pas vivre en maison et avoir son mari tous les soirs, et en plus Sadia à côté de la maison qui nous attendrait le matin pour faire le chemin ensemble.

A la place, elles s’appellent Amina, Naïma, Samira, Nadia, etc… Elles me font rire à la sortie de l’école, une bouffée d’air frais en attendant les enfants.

Mais Sadia me manque. Ma confidente.

Je ne pensais pas que mon amitié pour elle, était si fort. Non, je ne pensais vraiment pas!!

J’aimerai tellement qu’elle soit là, ma Sadia. Et refaire le chemin de l’école avec elle!!!

Valentine-themed heart candy.

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2 commentaires

  1. cherazad · septembre 6, 2012

    c est mimi:-))<3

  2. oumhamza · septembre 7, 2012

    Salam ma belle
    Comme c’est touchant mashAllah… Qu’Allah vous rassemble sous Son Ombre le jour où il n’y aura plus qu’elle!

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