« Profession de la mère? »

s5822644437117017731.jpgCombien de documents ai-je à remplir par année, sur lequel je dois indiquer mon boulot, et cocher la petite case « autre ».  Combien?

Je suis maman au foyer. Parce que je l’ai choisi, voulu. Pas parce que je n’ai rien trouvé à faire. Pas parce que j’aime me la couler douce. J’admire les mamans qui travaillent. Je les trouve courageuses. Même si au fond, je sais que si elles ont fait ce choix (quand cela a été un choix), c’est parce que simplement, elles ne se sentaient pas de rester au foyer. Comme je ne me sens d’être à l’extérieur toute la journée. Je ne dis pas que j’ai raison et qu’elles ont tort, pas du tout! Ce n’est d’ailleurs pas ma pensée!! Quand on fait un choix, on choisit ce qui nous convient. Et si ça nous convient c’est que c’est le bon choix.

Je ne rentre dans aucune catégorie socio-professionnel, mais il faut le dire… Aux yeux de beaucoup de monde, une mère au foyer, c’est une fainéante. Une grosse feignasse qui se languit devant les feux de l’amour, dans son pyjama… Genre, la Bidochon. C’est l’image que j’ai, moi-même, quand je vois certaines mamans qui cherchent leurs enfants à l’école : limite, si elles ne viennent pas en robe de chambre, parce que le mégot au coin de la bouche, elles l’ont. Oui, il y en a. Pour sûr.

Mais faut pas penser que toutes les mères au foyer sont ainsi. Nous ne sommes pas toutes aussi désespérées que veut nous le faire croire la série américaine. Encore heureux!

Non seulement je suis mère au foyer, mais j’ai d’abord été femme au foyer. Je ne suis pas la maman qui a décidé de stopper son boulot, et s’est mise en congé parental. J’aurai pu  Mais je n’ai pas voulu. Je ne savais pas ce que je voulais faire. J’aurai voulu faire tellement de choses. Mais je ne savais pas. J’ai fait toute ma scolarité, sans faute. Sans redoublement, en étant appréciée des profs, et en aimant ce que j’avais appris. Mais je n’avais plus l’envie d’être encore assise sur une chaise à avaler de la théorie sur tout pleins de trucs.

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Depuis que j’ai été à l’école, chaque année je questionnais mes professeurs : « c’est bien beau tout ça, mais ça sert à quoi? »

C’est peut-être matérialiste comme façon de penser, mais j’ai toujours besoin de savoir que ce que je conserve en mémoire aura une utilité quelconque… Je me souviens qu’une prof de math, m’avait expliqué l’importance de reconnaître un angle droit pour mettre un meuble dans une pièce. Même si l’argument était léger, sur le coup, il m’avait convaincu. Je n’ai jamais accroché avec la physique-chimie, parce que, quand j’ai demandé à mon prof de troisième, à quoi pourrait me servir les équations-bilans, il m’a répondu assez catégoriquement et sèchement : « Ça te servira quand tu seras prof de physique-chimie, point. Chapitre suivant… ». Au passage, je ne sais toujours pas équilibrer une équation-bilan… et je ne sais toujours pas à quoi ça me sert.

J’avais besoin de base pour vivre, je n’ai pas compris pourquoi ma tête devait se remplir de choses que je ne comprends pas et qui ne m’est pas utile. Ou dont je ne vois pas qu’elle est l’utilité même à long terme.

J’ai eu un attrait particulier pour l’anglais, parce que je me disais que c’était la langue que je pourrai utiliser peu importe le pays où je vais. Ma seule motivation à l’apprendre… Et par conséquent, je n’ai jamais été bonne en allemand, même en vivant à quelques kilomètres du pays, et en ayant eu des cours d’allemand pendant cinq ans de mon cursus scolaire.

Alors après mon bac, je me sentais un peu libérée. Beaucoup même. Libre de décider ce que je pourrai apprendre, ou non… Ou si j’avais simplement envie d’apprendre. En avais-je encore envie? Réellement? Que voulais-je faire, vraiment? Je vivais au côté de l’homme que j’aimais, et c’était formidable. Je ne me voyais pas à nouveau assise sur un banc, à entasser des infos dans ma mémoire, et à faire le tri de ce que je garde ou pas… Je ne voulais plus m’encombrer. Alors de mon année sabatique, j’ai allongé la durée. Et puis, j’ai été enceinte de mon fils. Et là, c’était un peu une évidence pour moi… Je me voyais avec mon fils plus grand, lui faire des gâteaux pendant qu’il serait à l’école, lui préparer des bons petits plats pour le midi, m’occuper de sa chambre, ou de ses affaires. Et quand il serait là : être avec lui, tout simplement. Ne pas rater ses premiers pas, la perte de sa première dent. Etre là pour essuyer ses larmes et partager ses fou-rires. Le réconforter pendant sa varicelle… sanstitre2hcz.jpg

Je suis mère au foyer. La dernière case avant « autre », quand la case existe. Je suis maman, mais c’est un boulot. Sauf que je ne suis pas rémunérée en argent, mais en sourires. En compliments. C’est un boulot, c’est du boulot. Certains pensent qu’on n’en fiche pas une… Nous rétorquons que c’est faux. Malgré la technologie d’aujourd’hui (merci les machines à laver en tout genre et autre aspirateurs!), et même si nous ne passons pas la journée à faire le linge de 8 personnes à la main, parent au foyer reste une activité prenante.

Peut-être même plus prenante psychologiquement que physiquement, finalement. Parce que cela demande plus de patience, d’empathie, de compassion… Et de se prendre les pics quasi-quotidien de l’entourage : « toi, t’as le temps, hein. »

Oui, j’ai le temps. Sauf que le temps court à tout allure. Et que j’aime que les choses soient propres et douillettes quand mes hommes rentrent à la maison.

Ça peut faire macho, dit comme ça… Mais c’est ça. Je suis épanouie quand je vois leur sourire, parce que j’ai changé les meubles de place, ou que j’ai cuisiné un plat qu’ils aiment énormément.

Maman à la maison, ce n’est pas reconnu comme métier. Je m’en suis aperçue, quand, dans une administration, on a demandé ma profession, et que, spontanément j’ai répondu « maman » ; elle, elle a mis un grand trait, là où on écrit le métier de la personne. Un trait, pour signifier rien, RAS, néant, nada. Rien. Pourtant, j’avais dit que j’étais maman. Mais maman, c’est pas du boulot, c’est pas du jeu. Maman, c’est facile. Mais t’es rien. T’es juste maman.

Training shoes and a welcome mat

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28 commentaires

  1. fatouba · octobre 11, 2012

    Salam aleykoum ma belle
    Chaque année a cette case je répond mère au foyer horaires de travail 24h/24 7j/7
    Même si ce métier qui soit disant en passant est le plus beau du monde n est pas reconnu et bien moi il me va
    J ai fait des études supérieures avec un deug de droit et une license en lettres modernes mais pour mes enfants j ai fait mon choix
    J ai toujours été un peu carriériste étant ado puis ca m est passé quand je n ai pas vu ma première fille grandir au cours de sa première année
    C était la nounou qui me racontait tout ca m a fait un choc
    Ce n est pas elle sa mère même si elle était au petit soin que ma fille allait chez elle de bon coeur et l aimait beaucoup j ai été jalouse
    Adios diplôme et autres je veux voir mes enfants grandir être là pour eux a chaque instant
    Rien n est plus précieux a mes yeux …
    Merci de nous mettre a l honneur ourthy
    Sachant d autant plus que ces enfants qu on fait qu on a sont un dépôt d Allah
    Leur éducation passe par nous d abord

  2. yeude · octobre 11, 2012

    Salaam aleykoum,

    Pour n’être femme (mère) au foyer que depuis moins de 5 mois après 8 ans de vie dite « active », je ne vois pas tout à fait les choses de la même façon que toi. Je ne nierais pas le temps que demande un enfant (et encore moins 3), la mienne a juste 2 mois et elle remplit ma vie (dans tous les sens du terme).

    Sincèrement, toutes ces années à travailler, j’étais bien moins occupée qu’aujourd’hui et même tenir ma maison était plus simple (Bébé ne risquait pas de se mettre à pleurer à tout moment pour réclamer le sein ou parce qu’elle a la couche pleine, ou encore je n’avais pas à planifier ma descente au local poubelle). Oui mais pour moi, être mère au foyer n’est pas un métier, mon métier, je l’exercerais pour gagner ma vie avant tout, alors oui j’y gagnais aussi une vie sociale mais vraiment mon métier était alimentaire et être maman ce n’est pas alimentaire, c’est tout le contraire.

    Aujourd’hui, je suis débordée mais heureuse de l’être al hamdoulillah, même si parfois c’est galère (et je sais elle n’a que 2 mois ce n’est que le début), j’aime être à ces côtés et je suis heureuse de pouvoir prolonger cela quelques mois même si ce ne sera pas encore assez (jusqu’à la fin de mon parental quand elle aura 8 mois). Et puis ceux qui pensent qu’on passe nos journées à regarder les feux de l’amour, on ne leur doit rien…

    C’est une chance d’être mère au foyer et tant pis si en attendant je ne rentre dans aucune case, je n’ai jamais été aussi heureuse qu’aujourd’hui et rien que de penser à la reprise j’ai le ventre en vrac.

  3. lemiroirdelamya · octobre 11, 2012

    Salam Aleykoum 🙂
    Quel bel article qui résume assez bien ce à quoi la société à réduit la « mère au foyer ». J’en discutais mardi avec une amie qui continuait de me dire que le but ultime d’une vie, l’aboutissement si l’on veut, c’est le travail. Exister c’est travailler, ne pas travailler c’est végéter sur son canapé et devoir subir les regards condescendants… (et moi qui bosse à temps partiel les soirées je passe déjà pour une feignasse alors…).
    Étrange retournement quand on pense qu’il y a 60 ans, être une femme au foyer était la norme…
    Si c’est la vie qui te plait, ne te formalise pas sur des formulaires qui, au final, ne servent qu’à remplir des caisses et décimer ce qu’il reste d’arbres pour des statistiques à deux francs six sous.
    Il faut savoir s’écouter et ne pas regretter, le moment venu, de ne pas avoir vraiment vu grandir ses enfants.

  4. Maryam · octobre 11, 2012

    Salam aleykoum,

    Je suis tout d’accord avec toi… comme souvent d’ailleurs!
    J’en discutais avec mon mari il n’y a pas longtemps et il me disait justement que c’était parfois même l’inverse. Lorsqu’il est avec nous le week-end il me dit que je l’impressionne parce que mine de rien… c’est du boulot d’être maman. Et effectivement c’est prenant tant psychologiquement que physiquement. Et on n’est jamais vraiment satisfaites je crois… C’est une perpétuelle remise en question, qu’est-ce que j’aurais pu mieux faire, qu’est-ce que je dois changer pour qu’ils soient épanouis, pour qu’ils sentent à chaque instant à quel point je les aime? etc. Certaines femmes travaillent à l’extérieur mais sont au final moins actives que nous, certaines avouent même travailler parce qu’elles ne s’imaginent pas H24 avec leurs enfants… Il faut simplement accepter que chacun à sa vision des choses et sa façon de créer son bonheur. Personnellement, laisser mon fils le mercredi matin à ses cours de religion m’est déjà difficile alors je ne peux pas m’imaginer le laisser à une inconnue 5 jours sur 7. Et j’assume.

  5. Malory · octobre 11, 2012

    Bel article ! Quand je dis que je m’occupe des enfants souvent j’ai droit à un sourire en coin aussi…. Mais comme toi je l’ai choisit et se que les autres pensent bah en faite m’en fou, moi je suis heureuse et je sais que je passe pas mes journées à rien faire, bien que j’ai le temps de faire la sieste mdrrr !

  6. islamie · octobre 11, 2012

    Chacun vit son bonheur a sa façon, il faut savoir s’affirmer et dire aux autres « occupez-vous de vos oignons ».
    Il y a cependant deux « choses » que je souhaite dire.
    Tout d’abord on travaille pas par dépit, mais aussi et surtout pour se donner des challenges et s’épanouir dans un métier qu’on aime, quand on cette chance, et rester actif d’un point de vue intellectuel. Pour moi la part familiale est essentielle mais j’ai besoin d’une activité à côté qui me permette de me dépasser de ce point de vue. Mon métier de traductrice est le challenge idéal pour moi. Pour dire que beaucoup de femmes ne se satisfont pas uniquement de leur rôle de mère ou d’épouse et que ce n’est absolument pas par dépit mais simplement par amour de son métier qu’on s’investit à ce niveau.
    Et a ce sujet, je trouve cela extrêmement dommage que certaines femmes se plaignent tout le temps de l’ennui que c’est d’être au foyer au lieu d’utiliser leur temps si précieux pour elles, leur foyer et la communauté (assoc’, rencontres etc) mais bon, là aussi chacun fait ce qu’il veut! juste que j’aime pas à longueur de temps entendre ces mères se plaindre et croire que tout le monde est comme elle…Alors que non.

    • Salwa · octobre 12, 2012

      Je pense que les femmes qui se plaignent d’être au foyer, ne l’ont simplement pas « choisi » ou si elles l’ont choisi, elles n’ont pas imaginé que cela puisse être comme ça…
      C’est vrai que je suis fortement occupée pour ne pas avoir le temps de m’ennuyer 😉

  7. khadija · octobre 11, 2012

    j’ai toujours travaillé et ne me suis jamais posé la question d’arrêter (sauf ces dernires mois mais pour d’autres raisons que les enfants), aussi parce que pendant de longues années j’ai été la principale ressource financière du foyer.Cependant j’aime mon métier,Je n’ai jamais regretté de travailler , sûrement parce que mes enfants n’en ont pas souffert et aussi parce que j’ai un métier où l’on est relativement disponible sur le plan familiale.
    Malgré tout, quand mes enfants étaient petits j’étais souvent très fatiguée, cummuler une activité professionnelle et le rôle de mamans peut se révéler très difficiles parfois, et je ne garde pas de bons souvenirs de cette période.C’est vrai qu’à lépoque je n’avais pas le choix mais si j’avais pu j’aurai certainenement travaillé moins.Notre société dévalorise ceux qui ne travaillent pas ou semblent ne pas travailler, franchement je pense que c’est injuste de dire qu’une maman au foyer ne fait rien de ses journées, ceux qui tiennent ce genre de propos ne savent pas de quoi ils parlent, les journées d’une maman sont biens remplies.Moi je regrette surtout de ne pas avoir eu le temps de m’investir dans autre chose que mon boulot et mes enfants…
    Tu dis que tu n’avais plus envie d’apprendre mais peut être qu’un jour cette envie reviendra et là tu pourras coher la case étudiante (même si tu en aura passé l’âge….) ya pas d’age pour apprendre!!!!

    • Salwa · octobre 12, 2012

      J’en apprends en ce moment même 😉 Je fais une formation, et j’ai en projet encore d’autres formations… Mais tant que ce n’est pas finaliser, je n’en parle… mais ce n’est en rien des formations professionnelles… Mais au moins j’apprends ce que j’ai vraiment envie d’apprendre 🙂

  8. Emilie Oum Kalthoum · octobre 12, 2012

    Je compatis…

    Mais ceux qui te regardent avec un petit sourire, c’est tout simplement parce qu’ils ne se rendent pas compte !
    Soit ils font élever leurs gamins par quelqu’un d’autre donc ils ne se rendent pas compte de l’ampleur de la tâche, soit ils n’ont pas d’enfants, soit ils ne s’en occupent pas comme toi : quand tu laisses un bébé pleurer tant qu’il peut, que tu tapes ton enfant dès qu’il ose lever le petit doigt, c’est pas trop compliqué. Comme on disait l’autre fois, certains veulent faire de leurs enfants des plantes vertes…

    En tout cas, je n’ai moi non plus aucun complexe à rester à la maison. Les femmes qui pensent qu’il faut travailler pour s’épanouir, j’ai l’impression qu’elles ont gobé le vieux discours « féministe » (qui pour moi est anti-féministe au possible !) qui dit qu’elles sont l’équivalent des hommes. Mais elles ne se rendent pas compte qu’au contraire c’est leur spécificité qui fait leur valeur !
    J’aime particulièrement cette phrase du cheikh Ibn Baz : « Les femmes représentent la moitié de la communauté, et elles éduquent l’autre moitié, elles sont en quelque sorte toute la communauté. »

    Pour ce qui est des études, comme je te comprends ! Après un bac+5, j’ai enfin compris que les études ne sont pas indispensables ! J’ai appris bien plus de choses cette année avec ma fille que dans toutes mes années de fac !

    • Salwa · octobre 12, 2012

      Héhé… J’ai eu peur de me faire formater par la fac, comme j’ai été formaté par l’école… Alors, je crois que j’ai fait le bon choix… Mais bon, j’ai quand même espoir d’intégrer une fac dans quelques années… Mais il va falloir que j’arrête de procréer, alors… ptdrrrrrr

  9. islamie · octobre 12, 2012

    Ma chèrer soeur Emilie, je ne comprends pas quand tu parles de taper son enfant ou le laisser pleurer, ça veut dire que les mères qui bossent les tapent et les mères à la maison savent bien s’en occuper?..Olala, bien, il faut stopper ce genre de jugement parce que c’est complètement faux! il y a des mères au foyer nases de chez nases (et oui etre mère au foyer ça transforme pas les gens non plus hein) qui passent leur temps à mettre des claques à leur petit, à leur hurler dessus et des mamans qui bossent d’une patience et de manière générale anti violence. Je suis assez choquée par ce type de discours, la mère au foyer douce qui sait s’occuper de ses enfants versus la femme qui bosse à côté de ses pompes..Ben j’ai envie de vous dire les filles,stop, sortez de votre bulle.
    Et puis les mères seules qui bossent ou qui ont pas de mari pour subvenir à leur besoins ou qui ont un mari dont le salaire est trop juste, donc, logiquement., avec ce type de jugement à l’emporte-pièce…
    Et puis oui j’ai envie de dire, il faut aussi penser à ces mères là parce que en France, je vais vous dire, la plupart des femmes ne bossent pas spécialement par plaisir mais pour avoir un toit et à manger.Non, là auissi, il faut sortir de sa bulle, vous savez toutes les femmes ne sont pas cadres sup’, beaucoup ben elles sont femmes de ménage, nounou, elles subissent leur boulot ou pas particulièrement heureuse et pas spécialement pour payer le dernier iphone ou se faire la manucure et se payer de belles fringues tout simplement parce que avec un smic…. etc, donc c’est bien auss ide souligner cet aspect là sinoin on tombe vite dans la caricature et c’es bien dommage!..
    Après la question des études, c’est selon chacun, moi al hamdoulah j’ai un bac +4 qui non seulement me sert dans mon boulot bien sûr wal hamdoulah mais quand je vois certaines femmes autour de moi avec qui tu peux discuter que thé et gateaux et d’autres avec qui au contraire tu peux discuter politique, science etc, attention ça n’a rien avoir avec au foyer ou pas hein je parle d’études….Enfin chacun fait ce qu’il veut mais savoir s’exprimer, s’ouvrir sur le monde etc…Il y a plein de soeurs qui pourtant savent très bien qu’avec le hijab ça « ‘passera » pas et pourtant elles sont déterminées à avoir leur bts, dut etc tout simplement parce que cela compte et je les comprends tout à fait. Quand dans une conversation, t’es la seule à savoir que La Nouvelle-Calédonie, ben c’est non c’est pas situé au niveau de la Corse et comme par hasard la seule à avoir étudié…
    Sand compter la lecture ( de tout, tiens là inchala, je souhaite m’abonner à des newsmagazine en anglais) l’ouverture sur le monde (je lis tous les jours la presse nationale sur le web), la visite de musée, etc etc, on étudie tous les jours et pas forcément par le biais de la fac. Et puis perso, j’aime emmener mon fils, même s’il est petit, au muséum d’histoire naturelle, afin qu’il soit curieux, qu’il s’interroge sur la vie plus tard inchala. Pour moi c’est hyper important; il ne s’agit pas tant des études mais de l’ouverture de son esprit qui pour moi est essentielle,en particulier dans le contexte scolaire.
    Mais j’ai un garçon walhoumdah, mais j’avais une fille il ne me viendrait JAMAIS à l’idée de lui dire « les études ça sert à rien ma chérie »: ca va pas, j’ai une belle soeur du bled, « speciale » pour pas dire des choses…
    Elle a une fille super intelligente, machala, vraiment bosseuse et tout et elle tient ce genre de discours devant elle, et bien quel dommage, mais bon moi c’est pas ma fille, par contre (elle est au foyer donc ces histoires de douceur hein) pour lui dire « allez bouge ton C, s…..pe, rammase la table » ça ya pas de probleme….(oui je sais c’est choquant mais bon chacun sa life).
    Pour vous dire, respectez aussi ceux qui n’ont pas le même choix que vous:) et surtout pas la même vision que vous, chacun a des rêves spécifiques mais c’est relatif, comme tout dans la vie et les maf aussi ont tendance à tomber dans les clichés pour se justifier de leur choix, alors que non. Juste dire « c’est mes oignons et mon bonheur est là ».Point
    Perso, je conçois pas ma vie sans une activité intellectuelle indépendante de mon rôle à la maison, wal hamdoulah moi j’ai la chance d’avoir une situation vraiment idéale vu que je travaille de chez moi mais je juge pas mais VRAIMENT absolument pas les autres, foyer ou pas, juste ce qui me dérange c’est l’entourage qui se plaint toujours, on dirait des enfants  » ohhhhhh, je m’ennuie » et en plus elles croient que toi t’es comme elle, ça j’avoue, ça m’agace, de se plaindre, surtout quand on est en bonne santé de pas savoir quoi faire de ses journés. Sinon Je m’occupe de ma p^’tite vie et c’est déjà bien:). Après celles qui sont ambitieuses et celles qui aiment rester à la maison, et bien chacun fait ce qu’il veut. Juste que le temps est précieux et chacun l’utilise ou pas- je vois ça autour de moi- comme bon lui semble
    un peu de paix et de tolérance c’est bien
    wassalam

    • Salwa · octobre 12, 2012

      Et puis, la paix et la tolérance, c’est dans les deux sens 😉
      Je le prends comment, moi, avec mon bac tout juste? Je suis une demeurée???
      Tu me lis, tu me suis, regarde bien.
      Je me considère comme bien plus érudite que certaines personnes qui ont bac+15. Je ne crois pas que le niveau d’étude est comparable à l’intelligence, non…
      Pas du tout.
      Mon mari est ingénieur, et nous avons des discussions très évoluées… pardonne-moi du terme.
      Je ne pense pas que le niveau d’étude ait un quelconque intérêt dans la relation amicale ou amoureuse entre deux personnes.
      Réfléchir par soi-même, pour soi-même, pour son évolution.
      Ne pas se braquer.
      Apprendre la tolérance dans nos limites possibles. S’apprendre.
      Et ne pas se montrer au-dessus de tous, parce que nous avons reçu un enseignement : bref, apprendre l’humilité (si cher à notre Religion).

      Sobhan Allah, l’exemple de notre Prophète (SAWS) reste certainement le meilleur exemple d’entre nous : analphabète, il a été le plus intelligent de tous, mash’Allah 😉

      Alors, c’est vrai que j’ai énormément de mal avec le discours « les études ça rend intelligent ». Les études formatent… Formatent tellement. La preuve…

    • Emilie Oum Kalthoum · octobre 12, 2012

      Désolée oukhty j’ai dû mal m’exprimer !
      Je ne voulais pas dire que les mères au foyer sont parfaites et celles qui travaillent tapent leurs enfants ! Désolée si c’est ce que tu as perçu. Je disais juste que parmi ceux qui pensent qu’une mère au foyer ne fait rien de sa vie, il y en a beaucoup qui éduquent leurs enfants comme on éduque une plante ou un animal.

      Pour ce qui est des études, je n’ai jamais dit qu’il ne faut pas apprendre ! Au contraire ! Justement, pour moi les études c’est bien souvent du bourrage de crâne, alors qu’on apprend bien mieux de plein d’autres manières.
      Je ne dis pas qu’on ne doit pas faire d’études, mais juste ne pas tomber dans deux excès :
      1. Croire qu’il faut faire des études pour trouver un job, avoir une bonne vie, être heureux, être intelligent, etc.
      2. Croire que le prof a toujours raison. Il faut prendre beaucoup de recul par rapport à ce qu’on apprend et garder son esprit critique.
      Et ça n’est pas parce que tu as fait des études que tu es la seule à savoir telle ou telle chose dans un groupe de personne ! Mon grand-père a quitté l’école à 14 ans, mais il lisait beaucoup et était passionné par beaucoup de choses. Et crois-moi, il avait bien plus de culture générale que la plupart des gens que j’ai rencontrés (fac ou pas fac) !

      Moi non plus je ne comprends pas comment on peut s’ennuyer, quelle que soit la situation (au foyer ou non) : il y a tellement de choses à faire, lire, découvrir ! Sub7an Allah !
      Perso, je lis, je voyage, je vais sur internet (un peu trop…), je m’investis dans des assos, je rencontre des gens, j’envisage moi aussi une formation (non professionnelle), etc.

      Par contre, pour ce qui est de l’obligation de travailler, je ne suis pas du tout d’accord ! Surtout pour nous les musulmans : on sait que notre rizq vient de Dieu, pas d’un quelconque employeur.
      Tout est une question de foi (et de faire les bons choix), on peut toujours s’en sortir.
      Je parle par expérience : j’ai vécu à 2 avec 750€ par mois, alors que j’étais étudiante. Et lorsque j’ai décidé de divorcer, j’étais toujours étudiante et je ne travaillais pas : juste les bourses de 300€. Peu de temps après avoir pris ma décision (pour Dieu), j’ai trouvé un petit job étudiant qui me faisait gagner 300€ supplémentaires. Et j’ai gardé mon jilbab ! Alhamdolillah. Et ensuite, quand je me suis remariée, je suis tombée enceinte direct (c’était voulu) alors que mon mari était en CDD et qu’on vivait dans un studio. On a eu un T3 2 mois avant la naissance de ma fille, et mon mari a eu un nouveau taf 1 mois avant : elle est arrivée avec son rizq, ma sha Allah !

      Après, si tu veux travailler, que ça ne pose pas de problème à ton mari, que tu arrives à assumer ton rôle de mère et d’épouse et que tu n’es pas obligée d’enlever ton foulard, tant mieux ! ^^

  10. islamie · octobre 12, 2012

    salam
    j’ai oublié de dire (après promis j’arrête de raconter ma life lool), de TOUTE FACON ON EST TOUJOURS CRITIQUEE nous les femmes, alors autant prendre le meilleur de ce que la vie nous donne et etre egoiste, ne penser qu’a soi.
    Et moi aussi , je les connais ces remarques car comme tu travailles à la maison, de toute façon t’en fous pas une non plus.Mais ce que je veux dire c’est qu’il faut absolument s’affirmer devant les autres mais aussi éviter de juger les autres, chacun ses valeurs voilà….
    Allez restons positif et profitons du temps si précieux-et qui n ‘est pas illimité non plus- pour faire ce qu’on aime le plus dans cette vie;)
    on perd son temps à écoutes les pseudo avis de la masse
    wassalam

    • Salwa · octobre 12, 2012

      Non, non, tu as mal compris les propos d’Emilie 😉
      Elle ne disait pas ça du tout… elle disait qu’il existait AUSSI des mamans au foyer que ça enquiquinait sévère et qui s’occupait de leur gamin, comme d’une plante verte : un peu d’eau, un peu de télé, et qu’ils fassent pas ch*** 😉

      Il ne faut pas s’emballer comme ça, hein… Personne n’a à justifier ses choix 😉

  11. oummsajida · octobre 12, 2012

    As-Salam’alykoum
    je n’ai pas encore lu tout ton article car je dois bientôt sortir pour aller chercher mon fils aux ateliers 😉 mais à ce propos quand il m’arrive de devoir répondre à cette question je mets « Mère de famille » nuance avec mère au foyer 😉 … pour bien signifier l’importance d’être une mère

  12. la sorcière · octobre 12, 2012

    La question des études… Je me permet de répondre.
    J’ai des amis qui n’ont même pas leur BAC. Et qui sont brillantes et agréables, j’aime discuter avec elles. Mais il y a une question d’époque et de milieu : Une fille qui n’a pas fait d’étude parce qu’elle vient d’un milieu où on l’y a pas poussé, ou parce qu’elle vient d’une époque où c’était compliqué (oui, j’ai des amies qui ont plus de cinquante ans), je conçois. Mais quand on a la possibilité intellectuelle et matérielle, je pense que c’est important en tant que femme de faire des études. Les études montrent que c’est le niveau d’étude de la mère qui a un impact sur le niveau d’étude des enfants, pas celui du père.

    Après Salwa, tu avais d’autres préoccupations au moment clé, c’est un parcours de vie, quand on est jeune on n’a pas le droit à l’erreur, tu prends le train ou tu le prends pas et comme tu le dis, ça t’empêche pas d’utiliser ta tête et d’avoir des discussions plus élevées que « couche-biberon », avec notamment ton mari. Mais je maintiens que les études supérieures apportent quelque chose.

    Et pour finir… Je suis une mère au foyer catastrophique, parfois violente et impatiente, parfois en mode pyjama toute la journée à me dire « mais c’est quoi cette vie ? Pourquoi j’ai signé ? » et j’ai une copine qui bosse comme une dingue, mais qui est un modèle de tenue du foyer et d’éducation douce et enrichissante. Donc oui, être au foyer ne fait pas de vous une super maman. Mais quand on le fait bien, c’est un boulot prenant et enrichissant (j’ai quand même de temps en temps des moments où je suis contente de moi, hein, mais au début c’était pas souvent le cas)

    • Salwa · octobre 12, 2012

      Je suis mitigée avec ce que tu dis… Je continue de penser que ce n’est pas FAIRE DES ETUDES pour faire des études, à quoi bon? Franchement?
      Comment m’expliquer?
      J’ai été poussé à faire des études. Quand j’étais en 3e, j’étais une élève excellente. La question ne s’est pas posée, je passais en seconde générale. On n’a même pas abordé devant moi les histoires de bac pro ou même de CAP, tout simplement impensable pour une ado qui aborde un 15 de moyenne générale, et qui a eu 18 au brevet des collèges.
      Et pourtant. Un an plus tard, je découvre la menuiserie grâce à un voisin, et je me suis prise à imaginer que j’aurai pû faire un truc de mes mains… Mais non, j’étais trop « intelligente » pour passer un CAP de menuiserie… comme si ça allait gâcher quelque chose.
      Je l’ai déjà écrit : on me voyait journaliste ou prof d’anglais. Un truc clinquant, qui pête dans un CV.
      J’ai fait un bac L, pourquoi? Il n’y a quasiment pas de débouché (et à l’époque où j’ai choisi la filière L, je savais déjà que je ne serai ni journaliste, ni prof d’anglais!). J’ai choisi L parce que j’aimais les matières… Mais pas du tout dans le but de continuer dans une voie comme ça plus tard…
      J’ai fait les choses avec mon coeur, et j’ai arrêté spontanément mes études, avec mon coeur.
      J’ai eu mon bac, je suis partie à l’étranger. Je me suis mariée.
      Et même mon mari a fait des pieds et des mains pour que j’ai mes équivalences afin d’intégrer une école supérieure… Et au dernier moment, j’ai reculé. Je n’avais plus envie. D’abord parce qu’on me proposait un truc qui ne me convenait pas du tout (faire des études, histoire de dire que je suis étudiante????? non merci!), et aussi parce qu’à ce moment-là, en Tunisie, se pratiquait la politique « anti-voile » ah ah ah… Et moi, c’est bon, j’ai vite fait mon choix. Et puis, je m’épanouissais chez moi.

      Je ne me sens pas mal instruite. Je viens d’une famille qui a de l’esprit. Ma mère est quelqu’un qui sait réfléchir, en dehors de son niveau d’étude… Son vécu, vaut mille fois qu’un bac+15… Et je crois que le mien aussi.

      J’apprends. J’ai l’humilité d’apprendre tous les jours. J’ai l’envie de savoir des choses, alors je vais les chercher. Je suis polyvalente. Et ça, aucun diplôme ne pourrait me le délivrer.
      Et je suis fière de la personne que je suis devenue maintenant.
      J’ai un bac+9 en vie de couple, en tenue de maison, et en soutien psychologique et émotionnel. J’ai bac+6 en communication enfantine, séchage de larme et partage de fou-rire…

      J’ai fait mon cursus… J’ai pas loupé de train. Aucun. J’ai suivi mon Destin. Hamdoulilleh. Et franchement, je ne le regrette pas. Je ne pousserai jamais mes enfants à faire des études, tout comme je ne les freinerai dans leur envie d’en faire.

      Je veux juste revenir sur ton étude… Qui me paraît très… euh… légère (à savoir que les enfants feraient des études suivant le niveau d’étude de leur mère…) : il suffit d’aller vivre en Tunisie pour comprendre : la plupart des femmes de la génération de ma belle-mère sont analphabètes… Et combien de leurs enfants sont ingénieurs, médecins, professeurs, etc… à l’heure actuelle??? 😉
      Alors non, franchement… ce genre de conclusion hâtive, ça me passe au-dessus (tout comme je ne bâtis jamais ma vie avec ce genre d’études pseudo-scientifique) 😉

      • Emilie Oum Kalthoum · octobre 12, 2012

        C’est beau ce que tu dis Salwa, ma sha Allah… et je suis à 100% d’accord !
        Par contre, bac+9 en tenue de maison, tu es sûre ? loooooooooooool, je te charrie ^^

        • Salwa · octobre 12, 2012

          Ah oé, oé, siiii… Bac+9, mais j’ai pas encore terminer mon cursus, en fait… J’irai jusqu’à bac+150 INCH’ALLAH (Que Dieu nous préserve, et garde notre couple, nos couples, nos maisons, nos familles!!!)

  13. khadija · octobre 13, 2012

    C’est interressant cette question d’apprendre, on apprend toujours,partout…il suffit d’être curieux…et puis apprendre juste pour savoir c’est bien aussi on est pas obligé d’en faire un métier!!!Ce qui est bien aussi c’est apprendre des autres sans forçément aller à la fac ou ailleurs, apprendre des choses simples mais qui font plaisir…le principe des réseaux d’échanges est super pour ça, tu sais faire un truc mais tu veux en apprendre un autre, tu proposes d’apprendre ton truc à quelqu’un qui t’apprendra ce que tu veux savoir en échange…échange, tolérance, respect…et gratuité!!!! Voir ici
    http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_d'%C3%A9changes_r%C3%A9ciproques_de_savoirs
    On peut très bien imaginer des RERS entre femmes (ça doit déjà exister d’ailleurs) et cette démarche s’inscrit dans une philosophie de partage et de respect…

  14. La Tribu Lactée · octobre 17, 2012

    J’adore ton blog et en lisant cet article, je me vois dans tes propos. Je trouve qu’être maman au foyer est le plus beau métier du monde.Même si depuis peu j’ai ouvert ma boutique pour vivre ma passion, quand on me demande ce que je fais, je suis fière de répondre que je suis maman a plein temps.

  15. Pingback: Revue de presse du web - 20 octobre 2012 - M.M Blog – Materner avec un grand Aime
  16. marianne · août 19, 2013

    As salam ‘alaykoum, c’est vrai que on se sent toujours un peu humiliée, d’être réduite à notre rôle de mère lorsque l’on ne travaille pas. Il faut souvent se justifier ou montrer que l’on a toutes nos neurones;-)
    Davantage lorsque l’on porte le voile. Il m’est arrivés que les gens s’adresse à mon mari et m’ignore totalement…

  17. Soraya · novembre 3, 2013

    Salam o 3alay9om @ toutes :=)

    Tout d’abord, je tiens à dire que je me reconnais dans ton article Salwa et pas que celui-ci mais dans de nombreux autres aolrs que j’ai découvert ton blog par pur hasard en cliquant ici et là… Je dois dire une belle trouvaille lool

    Pour en revenir au sujet, je dois dire que les études ne font pas le bonheur, loin de là. Moi-même ayant un niveau d’études élevé (bac+5 en droit puis j’ai fait Science Po) c’est un peu parce que j’ai été poussée par mes parents qui n’en n’ont pas fait (maman au foyer analphabète ayant décidé de se consacrer à ses 4 bambins et papa ouvrier maçon dans le bâtiment).
    Bref, ils me voyaient déjà petite futur médecin ou avocate…
    Mais que voulez-vous le destin en a décidé autrement : c’est tout l’inverse de ce qu’ils attendaient pour moi qui m’est arrivé.

    J’ai rencontré l’homme de ma vie (canalisateur) qui après 7 longues années de connaissance avons décidé de s’installer ensemble, en cette année 2013, je venais tout fraîchement de finir mon master que j’ai obtenu avec mention bien. Puis, avec tout juste quelques mois de vie commune, surprise je suis enceinte actuellement de mon 1er bébé à presque 6 mois de grossesse.
    Entre temps, je ne suis toujours pas marié avec lui, ce qui va bien sûr arriver mais un peu plus tard, j’ai passé le concours d’avocat que j’ai eu haut la main.

    Cependant, j’ai décidé de prendre une année sabbatique afin de me consacrer à ma grossesse et de la vivre pleinement et le + sereinement possible!
    Ma vie professionnelle attendra… au grand dam de mes parents pour qui je suis une ratée qui a saboté sa vie future…

    Après tant d’efforts pour en arriver là, un parcours sans faute méritant et après avoir appris 1001 choses enrichissantes sur la plan intellectuel sur toute sorte de droits (civil, pénal, administratif, social, du travail, diplomatie, politique étrangère etc… etc…), le fait de tomber enceinte m’a fait beaucoup relativiser sur cette vie d’étudiante que j’ai mené jusqu’ici comme une dame de fer.

    A quoi bon??? j’ai bel et bien été formaté par la fac et suis rentré dans un moule je le reconnais, pour QUOI?, pour QUI? Une soif de reconnaissance sociale, être la fierté de mes parents, pour montrer que je suis tout autant capable en tant que chleuha marociane d’origine de réussir comme une marie ou un henri fille ou fils à papa dans cette société française???

    Au final, je ne sais pas mais une chose est sûre cette grossesse m’a ouvert les yeux et m’a fait prendre du recul par rapport à tout ça. Alors tanpis si je met ma vie professionnelle entre () et ne sais pas si j’irais jusqu’au bout du tunnel, tanpis si j’en ai déçu plus d’un dont les chers parents, mais mon bonheur passe avant tout et si le fait d’être mère au foyer et mère de famille me comble, pourquoi pas tout stopper et ne vivre que l’instant présent, profiter de sa famille, des siens, de son entourage, se perfectionner dans son dine (car là je suis loin d’être parfaite et ça Dieu seul le sais!, il me reste tellement de choses à apprendre à ce sujet).

    Tout cela au final pour dire que les études ne font pas forcément le bonheur des uns comme le fait de courir pour de l’argent à tout va.
    La reconnaissance de sa famille et de ses proches peut être plus immense et gratifiante que la reconnaissance sociale et professionnelle.

    Je crois au destin et je pense aussi qu’Allah sobhana ta3ala à mis sur notre chemin tout un tas d’épreuves (heureuses ou malheureuses) mais qui au final, forgeront notre personnalité et créeront l’Homme ou la Femme que l’on est devenu.

  18. ju · septembre 4, 2016

    Salam alaikoum
    je vais temoigner incha Allah bien que je fasse pas partie de la majorité helas.
    J’ai ete une jeune fille active jusqua que je me marie. Je suis alors restée 5ans mere au foyer… Malheuresement durant 5ans je n’ai absolument pas aimé ce role. J’aurais aimé mais… J’ai peut etre tout essayé j’ai touché a la couture le bricolage la deco les rencontres assoc… Rien n’y a fait en 5 ans j’ai compris qu’il y avait vraiment 2 categories de femmes et qu’on ne pouvait changer cette nature. J’ai essayé en vain d’aimer m’occuper du foyer de maniere general menage repas enfants..(j’en ai 2) il me manquait un groos quelque chose. Pour moi la maison n’est absolument pas un travail. Cest tout simplement naturel davoir son toit propre ou de se faire a manger. Au bout de 5ans je suis repartie sur les bancs de l’ecole pour apprendre le metier que jaime. Il en aurait ete peut etre autrement si javais les finances pour voyager a ma guises ou autres acticité couteuses. Passer mon temps libre a rester un peu trop sur l’ordi ca commencait a me peser lourdement. Ca na pas dutout ete simple car mon mari est tres a lancienne il ne connait traditionnelement que la femme qui naime que la maison. Comment lui expliquer qu’Allah ne ma pas faite ainsi…
    Ca nest que comme ca que jai retrouver un reel plaisir a mocxuper de la maison car javais autre chose a coté.

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