Haine, violence, et autres considérations…

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Me voilà au pays des cerisiers en fleurs, du bruit des vagues et des senteurs de montagne. Les gens semblent tous souriants, et faire du yoga pour apaiser des esprits déjà bien calmes.
Est-ce une apparence alors que le monde autour de moi use de violence, de haine, d’insultes?
Est-ce une apparence alors que pour nous, il est difficile de contenir notre colère, nos désaveux, nos opinions que nous balançons sans pincettes à travers réseaux sociaux et autres blogs?
L’ère numérique fait peur. On ne s’occupe plus de ce que l’autre reçoit comme message… On vient juste vider notre paquet de nerfs.
On injurie, cela passe mieux : la grossièreté fait ressortir des « like » et des « share », c’est tout ce qu’on cherche. À travers un masque, on se donne une image « c’est moi! Je suis comme ça! », c’est toi, mais tu t’adresses à nous… Et les cœurs meurtris, tu le dis : tu t’en fiches.
Tu t’en fiches des autres.
Tout le monde se fiche de tout le monde. On attend qu’M6 ait tourné son Pékin Express dans un pays ensanglanté par des crimes contre l’humanité, pour se bouger et vouloir faire annuler la diffusion. C’est déjà ça. C’est jamais trop tard. Mais question fric, que veux-tu…
On reçoit un dictateur chinois, ça n’émeut pas plus que ça. On en plaisante, et c’est tout. Les JO sont organisés chez Poutine? Le fric, que veux-tu…
Les Rohyngas se font exterminés, mais il faut divertir… C’est limite si on n’entend pas un « c’est pas ma faute ».
J’entends des « faut bien vivre ». Alors on continue d’écraser. On oublie nos valeurs fondamentales. La vie continue : mensonges, insultes au nom du sacré fric.
Argent, buisness, avoir, avoir, avoir. Avoir et paraître.
Où sont nos valeurs intérieures? Où sont nos êtres? Perdus… Perdus à deux cents mille lieux sous nos besoins avides de reconnaissance, de fric, de gloire, de puissance.

Écraser les plus faibles, c’est tellement facile. Les réduire à néant, puisque poussière, c’est trop encombrant.
Dans des quartiers de Séoul, les forces de l’ordre cassent et virent mani militari des petits commerçants pour transformer le quartier en centre touristique… Juste parce qu’un mec s’est trémoussé en gloussant du Gangnam Style…
Mais c’est normal. Il ne faut rien dire, c’est l’argent. Le flouz, l’oseille, le blé et la notoriété.

On accuse les pauvres de tous les torts, et les pauvres entre eux s’accusent mutuellement, c’est tellement plus facile.

Spirale infinie.

Et que dire, de ces personnes qui se sentent intelligentes et fortes, parce qu’elles manient le vocabulaire avec dextérité mais emplies de mépris pour les autres, avec pour seul prétexte « la vie est ainsi ».
L’homme est un loup pour l’homme. L’homme, seul animal doté de raison… Mais qui oublie peu à peu comment l’utiliser… L’homme qui ne sait plus ce que veut dire humanité… L’homme qui cherche à dépasser en puissance, l’Inégalable…
Homme misérable, te rends-tu compte de ton ridicule?

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3 commentaires

  1. Morgane · avril 15, 2014

    Rien à rajouter tu l’as déjà si bien dit! Merci!

  2. mamaturel · avril 15, 2014

    Qu’est ce que tu écris bien ♥

  3. InfosLyonAtlas · avril 21, 2014

    Quel beau récit. Bravo…

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