Me, myself and I

allowmyselfsmoke_fullpicVoilà, le ton de l’article est donné… Egoïstement, je vais te parler de moi… Enfin, de moi… De ce que je veux bien t’en dire, en fait. Mais je devrais commencer par te souhaiter la bienvenue. Alors WELCOME. T’es ici chez moi, mais attention, ça veut pas dire que je ne te respecte pas. D’ailleurs, ça se trouve, je ne te connais même pas… Et pourtant, t’es bienvenue, tu vois. Toi, par contre, si tu me lis depuis longue date, tu me connais un petit peu. Un tout petit peu… De ce que je veux en montrer, c’est toujours pareil. Parler pour ne rien dire? Non, laisse moi t’expliquer…
J’ai toujours eu des idées un peu démentielles, un peu « pas normales », un peu « hors norme ». Comme toi. Oui, je sais. En fait, je crois que tout le monde en a, et heureusement.

J’ai toujours été « de l’autre côté ». Tu vois, déjà à l’école, j’aimais pas quand je voyais une fille se faire rejeter, ou moquer d’elle. Je me souviens, dans un centre aéré, d’un petit garçon atteint de trisomie 21. Je ne supportais pas les autres qui l’appelaient « mongol », qui lui lançaient des boulettes de pain, et qui riaient grassement en lui donnant des coups derrière la tête. Je me sentais impuissante, mais j’aurai voulu le prendre dans mes bras.

J’étais toujours la copine de celle qu’avait pas de copine. Des fois, je finissais aussi par comprendre pourquoi elle n’avait pas de copine. Pas toujours, hein… Mais des fois, tu tombes sur des personnes encore plus bizarres que toi. Mais à 8 ou 9 ans, tu t’en fiches… Tu trouves des centres d’intérêt commun. Je me souviens de cette fille, elle s’appelait A. elle était fan d’Aïkido. Elle était bouboule, et personne ne l’aimait à cause de ses lunettes, de ses couettes et de son air un peu niais. Elle n’a jamais été « ma meilleure amie », mais on a partagé une année scolaire à rire ensemble.

Puis, j’ai grandi. Les gens populaires du lycée me débectaient, comme ils m’attiraient par leur façon d’agir et d’être adulés par tout le monde… Puis, je suis tombée dans le mode « rebelle ». A faire le contraire de ce qu’on attendait de moi. Pas pour embêter mon monde… Juste parce que c’est ce que mon coeur me dictait. Je commençais à prendre la défense des wesh wesh qui zonaient devant le lycée… Pas que j’étais d’accord avec eux, pas que j’achetais la came qu’ils dealaient… Juste qu’ils me faisaient mal au coeur, que je voulais tendre ma main parce que tu voyais qu’ils étaient pas heureux. Mère Thérésa, quoi.

Puis j’ai trouvé mon exutoire : l’écriture. Enfin, je pouvais mettre par écrit mes rages profondes, hurler face à l’injustice, mettre à plat mes grandes idées… Les exprimer. Vivre, quoi. Mais tu ne soupçonnes pas le pouvoir des mots. Tu commences à écrire que : « oé, mais attendez, si des mecs se font insulter pour ce qu’ils sont (black-beur), c’est normal d’en venir aux mains, pourquoi les traiter de délinquants? » sur des petits forums d’ados ; tu continues plus tard à écrire : « attends, mais la péri n’est pas une solution miracle pour accoucher avec le sourire. » ; et t’en arrives à dire : « oui, je vote pas, et alors? j’assume »… Et après?

Après, c’est juste que l’écriture m’a permise une chose : de prendre confiance en mes convictions. De les assumer. Entièrement. Au début, je les assumais derrière mon écran, mais je hochais bêtement la tête quand on venait me dire quelque chose qui ne sonnait pas avec mes idées. Et puis, à force d’écrire, à force de me confronter aux gens sur la toile, à force de discuter, à force de vouloir vraiment être comprise (sans pour autant convaincre, juste faire comprendre mon point de vue) ; je me suis rendue compte que même dans ma vie de tous les jours, je m’affirme enfin.

Je ne suis plus dans l’ombre. J’ose dire que « non, mon fils n’a pas tous les vaccins, et que non, je ne les ferai pas, que oui, je connais vos « conséquences » mais que ma décision est éclairée et prise depuis longtemps. » Je me suis surprise à dire cette phrase une première fois à un médecin. Une seconde fois. Une troisième… Et puis, après, c’est devenu automatique.

Ce que j’écrivais sur les réseaux sociaux, les blogs, les mails, les forums… ces convictions qui peuvent être « honteuses » aux yeux de la société, ce sont elles qui font celle que je suis.

Je suis sur mon blog chez moi. J’y retranscris ce que je pense. Je n’affirme en aucun cas que ce sont des vérités universelles. J’accepte les commentaires, tous les commentaires : les seuls que je supprime sont ceux qui insultent l’honneur de ma religion… tous les autres sont acceptés, discutés et répondus bien souvent… Tu peux venir chercher la petite bête, mais n’oublie pas… Ici, c’est chez moi… On essuie ses pieds avant de rentrer.

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2 commentaires

  1. Mondomisiladoré · mai 31, 2014

    franc sincère un article comme on les aime ^^

  2. farah · juin 10, 2014

    salam aleykum,

    nous aussi on va jouer les égoïstes et vous parler un peu de nous!
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