Où Jean-Pierre est discret en burkini

imageEn fait, je sais pas si tu l’as remarqué… Mais je suis tellement gonflée par les événements extérieurs (comprendre… tout ce qui ne concerne pas ma petite vie tranquille… en grosse égoïste que je suis…) que je ne voulais pas aborder les sujets « brûlants » du moment.
D’abord, parce que je ne pense pas qu’en parler ou ne pas en parler changera grand chose. Ensuite, parce que tout le monde se précipite dans ces niaiseries. Et enfin… parce que je m’en fiche, mais alors… COMPLETEMENT. Franchement.

Aussi parce qu’il y a moins de 10 ans, j’avais déjà écrit mon désarroi, face à leurs stupides idées d’interdire le voile intégral ou que sais-je… Et surtout, je disais bien que c’était juste des épouvantails qu’ils agitent pour faire passer des lois par en-dessous, pour faire oublier le chômage et autre vrais problèmes de société…

On a juste pris les mêmes et on recommence, en fait…

Alors, je te disais que je m’en fichais de tout ça. Ne le prends pas mal… C’est pas que je m’en fiche qu’on interdise ou qu’on dise aux femmes comment s’habiller… nan, nan, nan… c’est pas de ça que je m’en fiche… Je me fiche complètement de ce gouvernement de marioles et de leurs astuces pour faire oublier leur nullité…

Tout le monde -ou presque- s’est indigné de la nomination de Chevènement à la tête d’un (…comment peut-on appeler ça… machin ?) pseudo-comité sur l' »Islam de France »…
Toc, toc, toc… excuse-moi.. pourquoi, au juste, ça t’émeut ? C’est quoi « l’Islam de France » ? C’est une nouvelle religion ? En tout cas, c’est pas la mienne… donc, que ce soit lui, ou le père Lustucru, pardonne-moi, mais je ne vois pas pourquoi je devrais m’en attrister.

Tu sais, c’est un peu comme le gentillet Chalgoumi… qui est censé nous « représenter ». Ça énerve les musulmans, parce qu’il est pas très fute-fute, miskin… Mais c’est pas de sa faute, il est archi-manipulé… Je sais pas pour toi, mais moi, je ne me sens pas représentée par un tel ou un tel.

En gros… les musulmans font des tapages à outrance en se disant indignés par des représentants qui ne les représentent pas… Mais, vous n’avez pas l’amère impression de vous faire entuber, là ? Qui nous a demandé si on a envie d’être représenté par quelqu’un… ? Personne. Les catholiques sont-il représentés par quelqu’un en France ? Non. Les juifs ? Non plus. Donc… juste parce qu’on est musulman et potentiellement terroriste aux yeux de certains imbéciles… on aurait besoin de représentants. Laisse-moi rire… jaune.

J’en veux pas de tes organisations et autre comité et blablabla. Il y a des associations qui existent et qui excellent dans la défense des musulmans contre l’islamophobie, ça me suffit laaaaaaargement. Je choisis bien de moi-même si j’ai besoin que « quelqu’un » représente ma religion, non ? Bah si.

Bon, et cette histoire de burkini… Pourquoi je n’en ai pas parlé ? Parce que ça me gonfle. Et d’ailleurs, l’idée d’en écrire ne serait-ce que deux lignes dessus, me gonfle aussi. Retournez à vos Pokémons, la vie est belle. Respirez. Ceux qui attaquent le burkini sont ceux qui attaquaient le niqab il y a quelques années… Des personnes qui ne savent même pas ce que c’est exactement, ni la signification de ce que ça pourrait vouloir dire pour les femmes qui les portent.

Une fois de plus, les gens qui en parlent le plus sont ceux qui en connaissent le moins… Alors, j’ai envie de dire : ouvrez à un dictionnaire, allez à la page du « L », cherchez le mot « laïcité », et revenez en discuter. La fatigue prend le dessus dans ces débats sans raison, et sans intelligence aucune.

Et pendant ce temps-là, le gouvernement se la coule douce à passer des lois débiles, à sucrer des allocs aux familles IEF, ou que sais-je encore… Retournez chasser des Pokémon… qui sait… il y en a peut-être un qui se balade en burkini sur une plage près de chez vous.

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Division.

casseurs2004.  « -Dis-moi, c’est quoi un salafiste? J’y pige rien, moi… Je croyais qu’on était tous musulmans, tous pareils.

-Boarf, me répondit-il, on est tous musulmans, oui… Même moi, je comprends pas très bien toutes ces catégories. On est musulman, c’est tout ce qui compte. »

Convertie depuis peu de temps, je venais de tomber sur un article sur le net. J’y comprenais pas grand chose, j’ai laissé tomber.

2014. Les années ont passées. L’information a évolué. J’ai l’impression que le coeur des gens aussi. Je suis perdue et j’ai envie de pleurer. J’ai toujours été un peu trop utopiste, un peu trop idéaliste. Je croyais dure comme fer en ma « Ouma », ma communauté. Je croyais en sa solidarité, en sa force. Je croyais fermement en son amour en Dieu qui unit tous les membres de cette communauté… Tellement j’y croyais fort, que je regrette aujourd’hui d’avoir ouvert les yeux.
Je n’arrive plus à comprendre ce qui se passe, ces gens qui se déchirent… Qui sont désunis, qui se tapent dessus, qui se crachent dessus… Qui cherchent la paille dans l’oeil de leur frère sans voir la poutre dans le leur. Aïe, mon coeur a mal. Aïe mon coeur saigne. Prix à payer pour les utopistes de mon espèce…

J’ai envie de leur hurler mes pourquoi, qui restent sans réponse. J’ai envie de chercher à les comprendre, mais j’en ai mal à la tête. J’ai jamais aimé les catégories. Je suis humaine, et c’est tout. Par pitié, aimons-nous… Quel est le but dans ce bas-monde, si c’est pour se détruire mutuellement?
Aimer. S’aimer. Mon verbe préféré. J’aime, j’aime, j’aime. Mon coeur rempli de coeurs. Rempli de papillon. Rempli de soleil. Rempli de bonheur. Pourquoi viens-tu le noircir en me posant ton éternel question : « t’es de quel Minhaj, ma soeur? » ?
Minhaj, pour ceux qui ne comprennent pas, ça veut dire ‘la voie ». En général, les personnes qui te demandent ça, voudraient que tu leurs répondent : minhaj salafi. La Voie des pieux Prédecesseurs. Et qui ne le serait pas, dites-moi? Qui n’aspire pas suivre cette voie du mieux qu’il le peut? Alors pourquoi vouloir me catégoriser quelque part? Tous les musulmans ne sont-ils pas égaux? Ne souhaitent-ils pas tous suivre la tradition du Prophète Muhammad (Paix et bénédiction de Dieu sur Lui)?

C’est devenu une mode, un effet de masse… On se revendique « Salafy-Salafya » et on l’affiche en grand. On se vante de savoir. On se met en avant, et on se permet de descendre les autres… Ils ne s’attaquent même plus à ceux qui ne croient pas en Dieu. Ils s’attaquent à leur propre frères et soeurs, de la même communauté. Leur passe-temps favori se limite à cela : chercher le défaut des musulmans et les étaler en place public.

Salafistes… Ce mot que l’on entend sans cesse dans les médias… Que l’on transforme à notre guise. Pour les gens à l’extérieur, je suis potentiellement une salafiste, car, je suis telle que le décrivent les médias : je porte de longs voiles, je refuse de serrer la main des hommes, j’écoute du Coran, et je soutiens mes amies qui veulent mettre le voile. D’apparence pour eux, j’en suis une. Pour mes soeurs qui se revendiquent « salafya » je suis loin d’en être une! J’écoute également des chansons (même si elles sont islamiques), je « chatte » en utilisant des « smileys », mes voiles ne sont pas noirs, et surtout, surtout, je ne cautionne pas que l’on se mette en avant. Je ne cautionne que l’on se vante, que l’on vante son savoir, que l’on descende les autres parce que leur foi semble plus faible. Je ne cautionne pas qu’on se sente supérieure, mieux, plus instruite… Juste parce qu’on passe du temps devant l’écran à faire de « pseudo-rappels ». Je ne cautionne pas la recherche de la critique…
Je ne cautionne pas que par ces personnes-là, d’autres me prennent pour une des leurs… et les médias se régalent à mettre tout le monde dans le même panier :

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Et je pleure. Je pleure ma communauté dessoudée, désunie. Celle en qui je croyais. Et je me rends compte, qu’au final, nous restons seul face à Dieu. Alors, je panse mon coeur, et me rapproche de personnes qui me ressemblent… Je ferme les yeux, et je demande la guidée pour moi, pour nous, pour vous. Et je pleure dans mon coeur… Et j’attends. Cette union de laquelle sortira notre force, in sha Allah.

#NotInMyName Des excuses?

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Le phénomène Not In My Name qui est parti de la grande-Bretagne, il y a quelques jours,  a pris de l’ampleur et a (encore) divisé la communauté musulmane. Etonnant ? Je ne crois pas… Peu importe ce qu’on entreprend ou n’entreprend pas, les critiques sont toujours là.

Alors que pour ma part, j’ai trouvé l’initiative très intéressante et qui se rapprochait de ma façon de penser depuis bien longtemps, on m’a reproché de « m’excuser » pour un crime que je n’ai pas commis.

Je t’explique un peu ce qu’est le #notinmyname…
Pour ma part, c’est une façon de plus que j’ai trouvé pour montrer que l’Islam n’est pas ces crimes commis et perpétrés en ce moment.
Je ne présente aucune excuse… Mais je dénonce. J’accuse même. Oui, je vais jusque là. Mais « excuser » non…

Clamer que ces abominations ne sont pas musulmanes, qu’en aucun cas, on ne peut parler d’Islam pour des actes pareils, c’est le minimum que je puisse au nom de ma religion.

Combien à l’extérieur nous prennent pour des terroristes ? Abreuvés de sauce BFM version « grand spectracle ».
Depuis des années maintenant, j’essaye autour de moi, de sensibiliser ceux qui ne connaîtraient que très mal ma religion, avec les moyens que l’on a pour le faire. Et on vient me reprocher de m’abaisser ? De m’auto-flageller ? De répondre à une accusation ? Est – ce une blague ?
Mais pourquoi ma communauté est-elles toujours divisée ? Pourquoi a-t- elle toujours besoin d’en discrediter d’autres d’autres membres?
Le même mal viscéral qui ronge chaque être humain : le jugement de l’autre sans chercher à comprendre réellement les intentions de son interlocuteur.
Alors, j’écris ici pour me justifier. Bien qu’on me dise que je n’ai pas à le faire. Je ne le fais que pour clarifier ma position. Je ne demande pas qu’on pardonne à l’Islam ce qui se passe en ce moment. Je crie que cela n’est pas l’Islam. L’Islam n’a rien à se reprocher et ces personnes ne sont pas des musulmans.
#NotInMyName

Je n’ai jamais été représentée par des types qui souhaitent salir la plus belle chose qui m’appartienne. Ma religion.

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Ignorance, la bêtise humaine

nothing-in-the-world-is-more-dangerous-than-sincere-ignorance-and-conscientious-stupidityQuelle tristesse quand je marche dans la rue, en ce moment. Des gens qui s’écartent de moi, qui préfèrent rester debout dans le bus, plutôt que de prendre la place de libre à côté de moi, des regards de travers, des « oh la la » en passant à mes côtés, des petites bousculades… des voitures qui freinent au dernier moment, des insultes crachées par les fenêtres, des envies de meurtre sur ma personne, alors qu’on ne me connait pas.

Pourquoi? Parce que je suis voilée.

Je n’exagère pas les faits. Tous ces faits se sont produits depuis mon retour de Corée, le pays du Matin Calme où les gens te sourient, peu importe qui tu es, et ce que tu portes. Ici, les médias ont atteint les coeurs malades… Mon voile les effraie, comme une menace.

Il y a encore quelques temps, je me refusais à tomber dans la paranoïa et je ne voyais pas les regards sur moi. Je ne cherchais pas à savoir ce qu’ils pensaient de moi ou de ma tenue. Je nous tenais responsable en partie de cette image, je souhaitais que nous relevons la tête, que nous soyons fiers de ce que nous sommes, que nous n’avons pas à nous cacher…

Mais le ciel s’est assombri, j’ai compris que le mal est bien plus profond. Nous sommes tous enfermés. Nous, par peur ; eux, par peur. Ignorance, bêtise humaine. Les préjugés montent à la tête, l’écart se forge, et certains tombent dans la faille de la violence et de la méchanceté.

Je veux continuer à sourire, à croire que les autres sont innocents et foncièrement bons. Mais mon sourire est triste, et les larmes poignent aux coins de mes yeux…

Pourquoi l’humanité ne pense qu’à se diviser, qu’à écraser, qu’à vaincre?

Et pourtant, je reprends souvent l’espoir quand je regarde la panoplie de gens que j’apprécie… et qui m’apprécient en retour.

L’espoir est toujours là. Il subsiste des personnes ouvertes et tolérantes, qui viennent vers les autres sans appréhension…

L’ignorance, graine de la bêtise humaine, cultivée au gré de la nouvelle technologie, préférant s’abreuver de reportage à la sauce « BFM », plutôt que d’aller s’adresser à son voisin…

Peut-être que la fin du Monde n’est pas si loin, et que… ce n’est pas si mal…

Extrémiste, on a dit…

67765169363373307_eIAtEFcJ_cAprès un débat passionnant (du moins, en partie) suite à un article posté il y a quelques temps, je cherchais comment aborder cette question… Les esprits qui se focalisent sur ce que raconte la télé, les journaux, les voisins… Se remettre en questions? Jamais. Juger selon des valeurs culturelles, toujours. Juger selon les critères qu’on nous donne à juger.
Alors, en commentaire j’ai eu droit à un « je prouverai que vous êtes une extrémiste ». J’ai ri en lisant cette phrase, parce que j’ai le sentiment qu’elle ne veut strictement rien dire. Je suis extrémiste? De quoi, s’il vous plait? De quelles données?
Alors, je vais vous étonner, mais oui, aux yeux de beaucoup, je suis jugée comme une extrémiste. Encore faut-il qu’on est la même définition…??? Mais pour mes voisins, quand ils me voient sortir, toute voilée, oui, je suis une extrémiste. Et après?
Quand je me dirige vers cette salle où j’anime des réunions sur l’allaitement, les mamans qui donnent le biberon me trouvent « extrémiste ». Quand je dis à mes copines que la fessée c’est pas une solution, je suis une « extrémiste ». Alors, oui… Selon les critères sociétales, je suis une extrémiste. Parce que je vis mes convictions. Parce que je ne suis pas une musulmane « intégrée » à la société française, que je ne porte pas de mini-jupe et que je ne bois pas de champagne à Noël. Parce que je ne cache ni ma religion ni mon maternage. Oui, si vous le voulez : je suis une extrémiste. Ou du moins, vous me jugez ainsi. Et après?
Après, moi, je suis libre… Libre de vivre selon mes convictions intimes sans me soucier du regard que les autres ont sur moi. Libre de vivre ma religion, sans que les insultes ne m’atteignent. Le vrai problème, dans cette discussion de sourd, ce n’est pas de savoir si je suis ou non une extrémiste… C’est le fait que L’AUTRE me voit comme tel. Et dans ce cas-là : ce problème appartient à cette personne, et non à moi.

Pleinement : ce n’est pas mon soucis.

Et tu vois, c’est ça le problème, aujourd’hui… Le vrai problème, c’est que les gens jugent selon des critères qui leur sont propres, mais aimeraient les transposer à tous. Un barbu qui se dirige 5 fois par jour à la Mosquée, c’est forcément un extrémiste religieux. Peut-être pas dangereux, pour le moment, mais qui tend à le devenir, de toutes façons. Une nana entièrement voilée, et qui revendique son choix de porter le voile, c’est forcément une extrémiste religieuse… elle aussi potentiellement dangereuse, si… Sait-on jamais.

On a dit « Islam de France », et même les françaises ne s’y confrontent pas, n’en veulent pas et le rejette. Pas de demi-mesure… On ne va pas troquer nos voiles contre un bikini sur la plage. On ne va pas boire un verre d’eau pendant Ramadan. On ne va pas sauter une prière. Juste pour la bonne raison qu’on est en France? Non. Nous sommes françaises, ou pas. Ou entre les deux. Nous sommes musulmanes, et alors? Est-ce incompatible. Je ne le crois pas. Mais du fait de ne pas s’intégrer à cette société, fait de nous des « extrémistes ». Ok. Soit. On finit par prendre ce qu’ils pensent être une insulte pour un « compliment ». Cela veut juste dire, pour nous, que nous vivons notre religion, sans problème identitaire. Ça va bien, merci.

Pourquoi chercher à nous comprendre, si vous ne voulez pas en faire l’effort? Pourquoi nous cataloguer dans des cases aux traits bien nets? Je m’appelle Salwa, et beaucoup de personnes pourraient me trouver extrémiste. Mais le plus important, ce n’est pas ce que les autres pensent de moi, mais ce que je sais de quoi je suis capable, et de comment je gère ma vie. N’est-ce pas?
Je connais mes valeurs et mes principes que je veux appliquer dans ma vie. Peu importe comment d’autres me trouvent, derrière un écran. C’est tellement facile.

Alors pour en revenir au défi initial : « prouver que je suis une extrémiste », j’ai encore et toujours envie de rigoler. Je suis une extrémiste : j’écoute toute la journée des mamans pour les aider à rattraper leurs allaitement. Je suis une extrémiste : je kiffe regarder des Disney avec mes enfants. Je suis une extrémiste : j’envoie des lettres d’amour à mon mari après plus de 11 ans de mariage (Que Dieu préserve notre couple et notre amour). Je suis une extrémiste : j’aide la petite vieille à traverser la route, sans même vouloir l’égorger parce qu’elle n’a pas récité la chahada (ah mince, je lui en ai même pas parlé, en fait…). Je suis une extrémiste : j’achète des pains au chocolat à mes enfants pendant Ramadan.

Sur quels critères se baser pour dire que je suis une extrémiste? Et d’abord… ça veut dire quoi, pour toi extrémiste? Parce qu’en vérité, des extrémistes de la bêtise humaine (dont tu fais partie), il y en a pléthore sur cette Terre… Mais à part ça, sinon, je vois pas… vous devez bien être les plus nombreux!!!

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Emplie d’amour

douceur2Dépassée par une épreuve. La laisser derrière moi. Et constater… Constater que l’humanité n’est pas morte, se rendre compte que je ne suis pas la seule à crier pour l’humanité, pour l’amour, pour le respect. Pas la seule concernée par cette bataille : respect de tous, de tous, de tous… Acceptation.

Je me sens emplie d’amour, et parfois de tristesse, mais toujours d’amour. Emplie de tristesse, parce que je me rends compte qu’il reste quand même des personnes qui réagissent trop souvent au quart de tour…

Moi aussi, j’ai pu réagir au quart de tour, ce qui m’a amené à vivre cette épreuve… Mais les épreuves ne sont pas là pour te détruire, mais pour te grandir. Tu dois en tirer des leçons, et t’endormir la tête pleine de bonne résolution, et le coeur lavé. On trébuche, on tombe, on se relève, on a même le droit de retrébucher, de se rattraper sur le bord du trottoir, de retomber malgré tout, mais de se relever toujours.

On a le droit. Mais on ne doit pas oublier qu’on ne vit pas seul, et que les pas qui nous ont fait trébucher, ont peut-être blessé une personne derrière nous. Nous devons des excuses. Même si parfois elles sont difficiles à sortir de sa bouche, de son coeur… Un petit peu de temps qui passe, et déjà la chute nous semble moins grave que ce que l’on a vécu au moment de celle-ci. Alors, se retourner et prendre soin des autres, en prenant soin de soi.

Prendre soin de la terre, prendre soin de ses enfants, prendre soin de ses voisins, prendre soin de son foyer… Mais prendre soin de soi. Surtout. S’aimer. Se respecter… Et ensuite, il sera tellement aisé d’être emplie d’amour pour les autres.

Je lis, sur les réseaux sociaux, beaucoup de haines, de colères, de moquerie, d’indifférence. On passe d’un sujet grave, à des blagues vaseuses. On débat sur des futilités, on se tire dans les pattes…
On trouve aussi des trucs bien, hein… De jolies citations (même avec des fautes d’orthographe… tant pis… On finit par s’y faire!), des photos pleines d’espoir… Et tout le reste.

On pose des questions, les gens répondent, on ne lit pas tellement les réponses… C’est le principe. Parler pour extérioriser, beaucoup parler pour ne rien dire, mais besoin de le sortir. C’est ainsi… Et puis c’est tout.

Mais se rendre compte que malgré le fait qu’on ne connait pas les 3/4 de ses « amis » virtuels, ils sont tout de même hyper solidaires… Tu ne te sens plus seule avec ton problème. Tu as tes amies, et leurs épaules. Tu as ton ordi, relié à d’autres amies… Tu es soutenue, et tu reprends vie.

Alors mon coeur s’emplit d’amour. Pour vous… Pour ma famille…. Pour ma Terre. Et surtout, surtout, pour ALLAH.

Haine, violence, et autres considérations…

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Me voilà au pays des cerisiers en fleurs, du bruit des vagues et des senteurs de montagne. Les gens semblent tous souriants, et faire du yoga pour apaiser des esprits déjà bien calmes.
Est-ce une apparence alors que le monde autour de moi use de violence, de haine, d’insultes?
Est-ce une apparence alors que pour nous, il est difficile de contenir notre colère, nos désaveux, nos opinions que nous balançons sans pincettes à travers réseaux sociaux et autres blogs?
L’ère numérique fait peur. On ne s’occupe plus de ce que l’autre reçoit comme message… On vient juste vider notre paquet de nerfs.
On injurie, cela passe mieux : la grossièreté fait ressortir des « like » et des « share », c’est tout ce qu’on cherche. À travers un masque, on se donne une image « c’est moi! Je suis comme ça! », c’est toi, mais tu t’adresses à nous… Et les cœurs meurtris, tu le dis : tu t’en fiches.
Tu t’en fiches des autres.
Tout le monde se fiche de tout le monde. On attend qu’M6 ait tourné son Pékin Express dans un pays ensanglanté par des crimes contre l’humanité, pour se bouger et vouloir faire annuler la diffusion. C’est déjà ça. C’est jamais trop tard. Mais question fric, que veux-tu…
On reçoit un dictateur chinois, ça n’émeut pas plus que ça. On en plaisante, et c’est tout. Les JO sont organisés chez Poutine? Le fric, que veux-tu…
Les Rohyngas se font exterminés, mais il faut divertir… C’est limite si on n’entend pas un « c’est pas ma faute ».
J’entends des « faut bien vivre ». Alors on continue d’écraser. On oublie nos valeurs fondamentales. La vie continue : mensonges, insultes au nom du sacré fric.
Argent, buisness, avoir, avoir, avoir. Avoir et paraître.
Où sont nos valeurs intérieures? Où sont nos êtres? Perdus… Perdus à deux cents mille lieux sous nos besoins avides de reconnaissance, de fric, de gloire, de puissance.

Écraser les plus faibles, c’est tellement facile. Les réduire à néant, puisque poussière, c’est trop encombrant.
Dans des quartiers de Séoul, les forces de l’ordre cassent et virent mani militari des petits commerçants pour transformer le quartier en centre touristique… Juste parce qu’un mec s’est trémoussé en gloussant du Gangnam Style…
Mais c’est normal. Il ne faut rien dire, c’est l’argent. Le flouz, l’oseille, le blé et la notoriété.

On accuse les pauvres de tous les torts, et les pauvres entre eux s’accusent mutuellement, c’est tellement plus facile.

Spirale infinie.

Et que dire, de ces personnes qui se sentent intelligentes et fortes, parce qu’elles manient le vocabulaire avec dextérité mais emplies de mépris pour les autres, avec pour seul prétexte « la vie est ainsi ».
L’homme est un loup pour l’homme. L’homme, seul animal doté de raison… Mais qui oublie peu à peu comment l’utiliser… L’homme qui ne sait plus ce que veut dire humanité… L’homme qui cherche à dépasser en puissance, l’Inégalable…
Homme misérable, te rends-tu compte de ton ridicule?

El Ihsân

89602607J’ai reçu, il y a quelques jours, un livre formidable. Je l’ai juste commencé… A peine, l’introduction, je ne suis pas encore dans le vif du sujet… Ce livre, je le convoitais depuis quelques temps, mais reportais toujours son achat. J’en ai enfin eu l’occasion. C’est encore un énième livre sur l’éducation des enfants. Sauf que, tu me connais maintenant. Moi, les bouquins qui te donnent des recettes miracles pour que ton bébé fasse ses nuits, ou qu’il se tienne à carreau, ce n’est pas trop mon truc.

Du coup, les bouquins sur l’éducation que je lis(ais) jusque là, étaient beaucoup plus « psychologiques »…

Ce livre, que je suis en train de lire, a l’air, pour le moment, beaucoup plus pour l’éducation des parents que celui des enfants… Et pour une fois, c’est un livre écrit par une musulmane, qui se base sur l’éducation islamique des enfants. Ah la la, ça y est, j’ai sorti, les grands mots… Education islamique. Certains imaginent les vieilles écoles coraniques où les récits les plus affreux prennent source. Non, ce n’est pas ça l’éducation islamique…

J’y reviendrai dans d’autres articles, promis… Car ce livre me captive, et je n’en suis qu’au début. Au tout début. Et l’auteure rappelle avec douceur des faits fondamentaux… Pas seulement en tant que parents, mais en tant que musulmans, croyants. Elle parle de l’Ihsân. Qu’est-ce que l’Ihsân ?

L’ange Jibril (Paix sur lui) demanda au Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) : « Parle-moi de l’Ihsân -bonté, perfection et excellence. Le Prophète (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) répondit : « C’est d’adorer Allah comme si tu Le voyais. Car même si tu ne le vois pas, Lui te voit. »

L’auteure continue ainsi :

« L’Ihsân est le plus important niveau qu’un être humain puisse atteindre. Cela signifie faire quelque chose de la meilleure façon possible et atteindre la perfection et l’excellence. Dans le contexte de la loi islamique, cela signifie accomplir correctement les actes de cultes de la façon prescrite par Allah. Le but ultime de l’Ihsân est d’accomplir ses obligations vis-à-vis d’Allah de la meilleure façon possible. L’essentiel de l’Ihsân repose sur un amour pour Allah qui motive l’être humain à essayer d’atteindre Sa satisfaction. »

(Dr Aisha Utz, Nourrir l’imân de l’enfant)

nourrir l'iman de l'enfant

Ce passage a fait remonter les larmes qui avait coulé le matin même pour une toute autre raison, ou pour mille raisons. Ce rappel, sans accusation, m’a fait revivre des passages difficiles de ma vie. Ainsi, en me remettant face à la réalité, j’ai pu prendre des décisions difficiles, comme, entre autre demander pardon avec sincérité à des personnes m’ayant beaucoup blessé, et que j’avais blessé en retour, par vengeance stupide.

Faire défiler sa vie, et se dire que c’est toujours ainsi que l’on a voulu vivre, mais qu’on a souvent marché à côté, en remettant à demain le fait de se remettre dans le bon chemin.

Ce livre commence fort bien, en replaçant les choses dans leurs contextes. Notre place de parents, ce n’est pas avoir l’autorité sur nos enfants… Et notre rôle est d’agir avec l’Ihsân. Ou du moins, avec l’intention sincère et profonde de s’en approcher…

Pour des raisons qui m’appartiennent, je ne relaterai pas ce fait qui m’a bouleversé ce matin. J’ai su que c’était une décision extrêmement difficile mais qu’elle était la seule correcte. Et en ouvrant ce livre pour le découvrir, ma conviction fut fondée.

Je compte également vous parler de ce livre qui semble être d’une douceur et d’une bienveillance incroyable… tout ce dont j’ai besoin en ce moment. Je vous en parlerai plus en détails, inch’Allah.

Et je veux continuer à travailler pour atteindre l’Ihsân. A ne jamais oublier…

Illumination.

Comment j’en suis arrivée là? Les demandes sont multiples, et ceux qui les posent le font pour différentes raisons. Certaines personnes sont juste curieuses. D’autres, effarées. Pour d’autres encore, c’est chercher à me (nous) comprendre. Que raconter? Qu’expliquer?

Je pourrai raconter ma conversion en faits plats. Voilà, ça c’est passé comme ça, comme ça, comme ça. Point. C’est tout. Au revoir.

Je pourrai aussi faire une vidéo, comme il y en a des tonnes sur Youtube, même si elles font pleurer les gens qui ont la foi, les autres peuvent-ils réellement comprendre?

Qu’est-ce qui fait de nous, que nous venons, ou revenons vers notre religion. Et puis, pourquoi la lumière serait mise sur moi, d’abord? Sur moi, ou sur toutes les personnes qui sont nées si loin de cette religion et qui y (re)viennent? Pourquoi ne pas mettre les projecteurs sur les personnes qui sont nées en terre ou en famille « islamique », mais n’ont pas reçu d’éducation religieuse, et qui ont aujourd’hui le comportement de ce qu’on attend d’un musulman? Et finalement : tout ça revient au même. Que tu sois née à Paris ou à Alger. Que ton nom de famille soit « à consonance » ou « bien de chez nous »… Il n’y a pas d’explication à donner à ta (re)conversion.

Pourtant, les questions fusent… Les esprits s’entrechoquent. On ne comprend pas. On ne comprend pas cet « acharnement » à (re)devenir musulman.

Il y a un truc qu’on ne peut pas expliquer… Ça se passe au niveau de ta poitrine. Et c’est physique. C’est un truc que tu ressens à l’intérieur, mais qu’on ne peut pas expliquer. L’expression « ouvrir son coeur »… Pour moi, c’est une expression qui prend tout son sens quand j’ai découvert l’Islam. J’ai vraiment « ouvert » mon coeur à l’Islam. Ou bien est-ce mon coeur qui s’est ouvert à l’Islam? Je ne sais pas comment cela s’est produit, mais je l’ai senti à l’intérieur de moi. Il suffisait que l’on me parle d’Islam, de musulman, de ramadan, etc… pour que je ressente ce phénomène. J’avais 12 ans. Ne me demande pas  ce qui a provoqué cela. Je n’en sais rien. Ou plutôt si, je le sais… C’est Dieu. Mais, ne me demande pas de t’expliquer plus que cela si tu ne crois pas, je n’ai pas de vocabulaire assez large.

Quand quelque chose te procure du bien, humainement, tu te rapproches de ce qui te fait du bien et tu t’éloignes de ce qui te fait du mal. Réaction humaine universelle, je présume. J’ose espérer… Ou alors, des hommes auraient perdu la tête. Consciemment, tu cherches les endroits où tu te sens bien. L’inconscient, c’est un autre domaine… Mais, quand tu as faim : tu cherches de la nourriture pour ne plus sentir la faim. Quand tu as froid, tu mets un pull ou tu augmentes le chauffage. Quand ton coeur s’émerveille aux mots et aux sons, tu les écoutes encore.

Voilà, ce qui s’est vraiment passé pour moi. C’est d’abord ça. Et, cela me fait penser à un autre phénomène. Je le dis souvent à travers ce blog, j’ai une « âme instinctive ». Je suis mon coeur plus que ma raison, toujours. Je suis mon coeur, et ensuite je comprends pourquoi j’agis dans ce sens… Finalement, comme beaucoup de créatures terrestres… Enormément. Cette « foi » surprenante qui m’a faite « marcher » vers ce qui me rendait bien, cela me rappelle toutes ces espèces animales qui migrent vers ce qui leur convient le mieux…

Cet instinct qui ne me lâche pas. Oui, si je suis musulmane, c’est d’abord parce qu’instinctivement je m’y sens en sécurité.

Après, le reste suit son cours. Quand j’ai ouvert le Coran et que j’y ai découvert tellement de miracles scientifiques, je savais que mon coeur ne m’avait pas trahi, une fois de plus. Je n’étais pas « étonnée » de ce que j’y lisais, étant donné que j’étais convaincue bien avant de le connaitre, ce Livre Divin. Au fil des pages, les mots prenaient leur sens. Les histoires étaient compréhensibles, et les Signes plus que perceptibles. Pour moi. Et pour d’autres. Mais pas pour tous. Je repense souvent à Platon, et son histoire de caverne : de ces hommes aveugles, qui peu à peu, perçoivent les objets, et les choses…

J’ai eu la chance d’être parmi ceux et celles dont Dieu a levé le voile de leurs coeurs, pour les laisser s’emplir de cette illumination sans fin. De ce bonheur d’être musulmane. De ce plaisir infini d’être en sécurité. WalHamdoulilleh…

Comment expliquer autrement ma conversion à ma famille, à mes amies, à ceux qui ne comprennent pas… ??? Je ne sais pas. C’est trop fort pour être expliqué…

(Une énorme pensée à ma Ptite Rim…)

Mes limites à la tolérance

Je n’ai jamais voulu aborder ce sujet sur mon blog. Déjà, parce qu’à la base, c’était une histoire qui ne me concernait pas du tout. Je m’en fichais. Les laissant débattre entre eux, ne voulant pas prendre pour ou contre eux. Ne surtout pas m’engager dans ce dialogue de sourd. Mes positions intérieures ont toujours été très tranchées sur la question, mais ce sont des choses qui me passaient tellement au-dessus…

Je suis issue d’une mère tolérante. Très tolérante. Peut-être même oserai-je le terme d' »ultra-tolérante »? Ce n’est pas une insulte. C’est un qualificatif. Je n’ai jamais vu quelque chose vraiment la heurter… Peut-être que je me trompe? Mais, c’est un terreau de base qui m’a permis de me construire solidement.

Pourtant, je suis beaucoup moins tolérante qu’elle. Oui, je prône la tolérance, oui, je prône l’amour entre tous, tout le temps. J’ai des raisons très personnelles de le faire (que je n’exposerai pas ici, de peur de heurter certaines personnes qui me lisent). Et j’en suis toujours à ce stade. Mais qu’on ne touche pas à mes enfants.

Le mariage « pour tous », pour faire joli. Je n’en ai dit pas un seul mot, n’est-ce pas? Ne penses pas que je n’ai aucun avis là-dessus. Voilà mon avis de base : ça ne me regarde pas, ils font ce qu’ils veulent, mais ils ne viennent pas dans MA sphère privée. C’est un peu comme pour le port du Niqab… pourquoi vouloir entrer dans la vie privée des gens? Qu’on laisse donc les femmes vouloir le porter, en paix… Elles ne l’imposent à personne. Liberté, de notre devise nationale. Liberté à sens unique. Qu’ils se marient entre eux, s’ils ont envie : que puis-je y faire? Mes convictions sont assez profondes pour être sûre de mes pas sur ce chemin. De par mes lectures, et ce que j’ai appris de ma religion : Dieu a détruit le peuple de Loth, peuple homosexuel. Je ne suis pas étonnée à l’heure actuelle des catastrophes « naturelles » qui augmentent. Cependant, j’enseigne à mes enfants ma religion, et ma façon de voir les choses… Car, ce sont MES enfants. C’est donc à MOI que revient leur éducation.

Aujourd’hui, ce n’est plus pareil… L’école veut prendre la place des parents. Alors, oui, on viendra me dire que l’instruction en famille est sûrement mieux pour mon cas… Pour éviter de faire tâche, encore, avec leur « théorie du genre » que je réprouve. Je le dis. C’est clair. Leurs histoires comme ça, qu’ils se les gardent. Ça n’a rien à faire dans une école. L’école est là pour instruire, pas pour éduquer. L’école est là pour engranger des connaissances de bases, pas pour y planter des graines perverses (que JE trouve perverses, oui), et formater nos enfants.

Oh, je crie trop tard, pensez-vous : bien sûr que l’école formate! C’est le but… Je le sais bien. Notre boulot de parent prend là tout son sens : déformater. Leur expliquer mille fois que le Père Noël c’est des balivernes, et qu’il n’y a pas eu plus d’hommes de caverne que d’homme sur Mars! A nous de faire la part des choses…

Je ne veux toujours pas les retirer de l’école, même avec cette « théorie du genre » qui sera enseignée de manière générale dès la rentrée prochaine… Parce que les retirer, ça serait baisser les bras. Je veux me battre. Montrer que je suis là, derrière mes enfants, je suis LEUR mère, mon mari LEUR père, et que JAMAIS l’école n’a un mot à dire sur la façon dont j’éduque mes enfants. Je mobiliserai s’il le faut. Je me présenterai en parents d’élève, et je mettrai mon grain de sel en tout.

Qu’on vienne dire que l’Islam est intolérante, je ne le permets pas… Sauf si l’intolérance, c’est de ne pas accepter l’inacceptable???

Que veulent dire des phrases comme : « on ne naît pas femme, on le devient ou un homme si on le veut? » ; « Tu seras une femme, mon fils »…??

Ah oui, l’Islam, cette religion de misogynes, hein… Cette religion qui relègue la femme plus bas que Terre… Je sais, je les entends de loin avec leurs préjugés, leurs idées reçus… Et surtout, surtout, leur volonté de tout détruire sur leur passage…

La fin des Temps est proche… Ça sent le roussi…